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editorial / ACTUALITÉS

Navigation à vue

La crise financière était pourtant annoncée depuis 2014 suite à la baisse du prix du pétroe, que les spécialistes ont prédit durable. Il était donc attendu des coupes sévères dans le chapitre des importations. Au lieu de commencer à travailler sur une approche sérieuse de ce problème, les Exécutifs qui se sont succédé, depuis, ont préféré surseoir, à chaque fois, à une prise de décision courageuse, mais transparente, avec toutes les parties prenantes : ministères et opérateurs exerçant de près ou de loin dans le créneau. Résultat : la loi de finances 2018, qui ne laisse plus aucun répit, a poussé le ministère du Commerce à opérer des suspensions d’importation. Le travail a été fait dans la précipitation, sans concertation et sans tableau de bord fiable des capacités de production des entreprises algériennes. Le ministère du Commerce s’est retrouvé dans une situation inconfortable, puisque la copie a été revue plusieurs fois. Bien qu’il ne soit pas le seul responsable de cette navigation par tâtonnement, cela ne fait pas très sérieux, d’autant que les donneurs d’ordre ont, pour certains, oublié qu’il existe des accords commerciaux qui ont été signés. Ce travail, par à-coups, pénalisant certains et boostant d’autres, donne une mauvaise image du pays et de sa gouvernance.
Sur un autre registre, concernant le manque de conviction et la non-préparation des décisions, on peut citer le dossier du foncier industriel qui a été débattu par tous les ministres qui ont été à la tête de ce secteur, et qui revient, encore, aujourd’hui, sur la table, avec une autre approche. De même pour les subventions où les déclarations du ministre sont suivies de démentis secs aussi bien du président de la République que du Premier ministre. Tout cela fait un peu désordre car tous ne regardent pas dans la même direction, ne possédant pas une boussole de navigation pour tenir le cap.


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