Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Nécessaires concessions

La justice a déclaré, hier, illégale la grève des médecins résidents. La décision n’est pas surprenante. Elle est dans la lignée de toutes celles rendues par les tribunaux, saisis souvent en référé, pour se prononcer sur la légalité ou pas des débrayages déclenchés par les syndicats et autres entités professionnelles. Il y a trois jours, le syndicat du personnel navigant commercial (PNC) d’Air Algérie, dont l’arrêt de travail avait paralysé les aéroports, s’est vu notifier un verdict similaire. Généralement, c’est le même tarif pour tous. Nous ne nous souvenons pas, en effet, d’avoir eu à noter tout au long de ces derniers mois, voire ces dernières années, de conflits du genre où la justice s’était prononcée en faveur des protestataires. Il nous semble utile de le faire remarquer, même si loin de nous l’idée de commenter les décisions de la justice. Ce que nous devons souligner, en revanche, c’est que ces décisions, qui, souvent, obligent à la suspension des mouvements de grève, ne règlent en rien les problèmes posés. D’ailleurs, elles n’en ont pas vocation, étant connu que la résolution des problèmes relève, dans la majorité des cas, de la négociation. Mais, pour qu’une négociation aboutisse, il faut que les parties réunies autour de la table fassent preuve d’un minimum de bonne volonté, et, au besoin, des concessions. Or, s’agissant du cas des résidents, le gouvernement ne semble pas prêt à lâcher du lest, notamment sur le fameux dossier du service civil. Une attitude qui n’est pas faite pour ramener les blouses blanches à de meilleurs sentiments. Pis encore, elle est porteuse d’un grand risque : l’incitation à la radicalisation de la protestation. S’il advient, il sera pour le moins mal venu de reprocher aux grévistes leur position jusqu’au-boutiste, tant est qu’il relève aussi, mais surtout de la responsabilité du gouvernement d’éviter que les situations ne s’enlisent. Notamment lorsque ce sont des secteurs névralgiques, tels que celui de la santé, qui se trouvent affectés par les conflits sociaux et soumis à des turbulences durables. L’Exécutif doit s’en soucier, et moins il tarde à agir, mieux cela vaut, étant établi que le recours à la répression envenime plus les situations qu’il ne les améliore.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER