Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Ould Abbes versus Ouyahia : quel sens ?

Le secrétaire général du FLN va rencontrer aujourd’hui le patron du FCE, celui de la CAP, ainsi que le secrétaire général de l’UGTA. Une rencontre qui ressemble, à s’y méprendre, à la traditionnelle tripartite que nous connaissons, dans laquelle Djamel Ould Abbes va camper le rôle du… gouvernement. L’on croit savoir, pour l’heure, que l’ordre du jour de cette réunion va porter sur le partenariat public-privé sur lequel se sont déjà entendus Ali Haddad et Sidi-Saïd avec Ahmed Ouyahia. La question première est donc de savoir ce que viendrait faire Ould Abbes, en sa qualité de chef de parti politique, dans un dossier qui fait consensus entre le gouvernement, le patronat et la Centrale syndicale. Le secrétaire général du FLN voudrait-il signifier à Ouyahia que rien, désormais, ne se fera sans sa bénédiction, qu’il ne s’y prendrait pas autrement ? On peut aisément le comprendre car l’année 2018 qui commence sera celle de toutes les manœuvres, de tous les coups bas chez ces gens-là dont l’agenda se résume à deux mots et quatre chiffres : la présidentielle 2019. Ou, à trois mots tout court : le cinquième mandat. On est déjà loin du temps où Ali Haddad clamait que le FCE ne faisait pas de politique et il semble bien parti pour ne plus faire que cela. De son côté, Ould Abbès serait peut-être déjà entré dans une phase de conversion : les mauvaises langues disent qu’il s’agit pour lui de faire du lobbying pour les milliardaires du FLN, désormais nombreux, qui ne voudraient pas être tenus à l’écart de la grande bouffe que sera le partenariat public-privé, considéré comme une privatisation en douce de centaines d’entreprises publiques. Une thèse qu’il ne faut pas rejeter d’emblée, tant elle est nettement plus probable qu’une guerre à couteaux tirés entre un Ouyahia et un Ould Abbes qui ne seraient pas d’accord sur la manière de négocier le virage de 2019 ! Ce désaccord supposé, alimenté volontiers par les uns et les autres, est juste bon à donner un peu d’épaisseur à ce que sera la prochaine élection présidentielle. Car, le chef du RND le sait autant que celui du FLN et autant que tous les Algériens, par ailleurs : candidature de Bouteflika signifiera réélection de Bouteflika. En revanche, un bras de fer entre les deux hommes serait un peu plus crédible en cas de forfait de Bouteflika, ce qui, pour le moment, est loin d’être le cas. Et, même si cela devait advenir dans les mois prochains, cela signifierait qu’un nouveau “candidat du consensus” aura déjà été trouvé. Là, se trouve, peut-être, l’enjeu de la campagne anti-Ouyahia d’Ould Abbes : l’isoler, dès à présent, pour le tenir à l’écart des tractations futures.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER