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editorial / ACTUALITÉS

“Palestine trahie”

La Palestine pleure et enterre ses martyrs dans une quasi-solitude. Comme toujours, est-on tenté d’ajouter. Car, même si nombre d’États et d’organisations de par le monde reconnaissent la légitimité et la justesse de la cause qu’elle défend, le droit d’ériger un État libre et indépendant, ils sont très peu nombreux à agir quand Israël annexe des territoires, implante de nouvelles colonies et tue en violation du droit international et des accords conclus sous l’égide des Nations unies, notamment les accords d’Oslo de 1991.
Ainsi en est-il aujourd’hui face aux massacres commis dans Gaza, une bande sous blocus israélo-égyptien depuis 2007. Ni l’Occident ni le reste du monde ne sont allés au-delà de la dénonciation timide et de l’appel à la “retenue”. La Palestine est victime de la  complicité de certains, de l’impuissance d’autres et de la lâcheté des pays dits “frères” trop occupés, visiblement, à faire la guerre au Yémen, à isoler le Qatar, sinon à entretenir des tensions un peu partout dans leur voisinage.
La Ligue arabe, qualifiée à juste titre de la ligue des pleureuses, n’a pas estimé important, encore moins urgent de se préoccuper de ce que la décision irréfléchie et irresponsable du président américain, Donald Trump, de transférer l’ambassade US à Al-Qods, allait générer  comme conséquences. Preuve en est qu’elle ne se réunit qu’à la demande de la Palestine elle-même et, comme le tragique de la situation ne semble pas la presser, elle a choisi de prendre tout son temps. Tout comme l’OCI et l’ONU par ailleurs. Mais faut-il attendre encore quelque chose de ces organisations qui, si elles ne sont pas sous domination américaine, sont sclérosées par les luttes d’intérêts et d’influences entre leurs membres.
Si ce n’était pas le cas, Donald Trump, quand bien même il ferait de ses promesses de campagne un quasi-sacerdoce, il n’aurait pas défié de la sorte la communauté internationale, supposée être garante de la préservation de la neutralité de la ville sainte, Al-Qods, dont la gestion a été, au demeurant, confiée, à la Jordanie. Si Trump est coupable d’avoir attisé le brasier, le monde sera aussi comptable des dégâts qui seront occasionnés.


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