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editorial / ACTUALITÉS

Panne systémique

Refusant de voir la réalité en face, le dialogue, le changement, le système algérien cumule ainsi, outre les qualificatifs de sourd, autiste, archaïque… qui le suivent comme une ombre, les symptômes d’une carence que seul un prix Nobel de médecine pourrait diagnostiquer. À moins que M. Hadjar, un maillon subsidiaire du système, ne voie pas d’inconvénient à cela, croyant que le Nobel ne lui apporte aucun subside.
Persister dans sa générosité populiste érigée en mode de gouvernance, tout en s’aliénant 40 millions d’Algériens qui ont un avis contraire, s’appelle, en langage clair, une hasardeuse aventure. Si tant est qu’il ait une idée révolutionnaire pour changer l’ordre des choses, lui, ce système, qui est resté plus d’un demi-siècle sur les mêmes paradigmes assis sur la légitimité historique, réfractaire même au soupçon de changement ou d’évolution.
Aussi, perçoit-il toute opposition à ses options, si tant est qu’on puisse imaginer qu’il eût un jour des options propres à lui ou conçues dans ses laboratoires, le système est livré à la vindicte populaire après le rituel embarquement au commissariat ou le passage à tabac pour “crime de lèse fakhamatouhou” ! Parce que ses sous-produits, faute de régénération d’élites dans son propre cercle, sont logés depuis deux décennies au “degré zéro” de la politique, n’opérant, épidermiques qu’ils sont conditionnés, que par la réaction de la force. Sinon, en quoi une poignée de militants contre le cinquième mandat peut-elle influer sur le scrutin du printemps prochain pour lancer l’assaut des services de police contre elle ? Il s’agit, sans doute, dirait un résident d’un CHU, d’un cas de psychose. Un état qui pousse à des réactions incontrôlées.
Où est la solution ? réclame, légitimement, l’opposition. Dans la continuité de l’œuvre, répliquent les façades politiques du système. L’œuvre qui a poussé 250 000 intelligences algériennes à quitter le pays ? Ces 84% de jeunes qui veulent fuir la “Suède” d’Ould Abbes pour aller respirer et travailler ailleurs ? Elle devrait être dans le “vertuel” 5e mandat qu’ils veulent condamner les Algériens à accepter… et oublier, à coups de nouvelles Ansej, les scandales qui peuvent nous valoir un Nobel d’un autre genre !


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