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editorial / ACTUALITÉS

Parer au plus pressé

Acculé par l’ampleur de la crise financière, le pouvoir en place continue de donner une nette impression qu’il n’a pas conscience de la gravité de la situation qui n’est pourtant plus à démontrer. L’avant-projet de loi de finances pour le prochain exercice offre quelques indices sur une orientation économique, pour le moins dénuée de rationalité. Ainsi, au moment où les autorités assurent vouloir tout faire pour relancer et diversifier une machine économique quasiment en panne, leurs intentions, telles qu’elles transparaissent à travers le document de la loi de finances, montrent, pourtant, au mieux, une incohérence entre les objectifs fixés et les moyens utilisés pour les atteindre et, au pire, une criante impuissance de l’Exécutif à faire face aux défis qui se profilent. Comment d’ailleurs expliquer cette propension à privilégier les dépenses de fonctionnement, qui sont en hausse, dans le projet de loi, et celles d’équipement, qui sont, elles, en baisse. Certes, l’expérience a démontré que la seule hausse des crédits à l’équipement n’a pas produit l’effet escompté, en l’occurrence booster une croissance de plus en plus hypothétique devant l’étendue du marasme économico-social. Mais aller jusqu’à accroître le budget de fonctionnement de manière aussi considérable, tout en sachant qu’il ne faut pas attendre grand-chose de cet effort, et, dans le même temps, grever l’enveloppe destinée aux équipements, tout cela apparaît comme un non-sens économique.Ce n’est certainement pas en renforçant le chapitre budget de fonctionnement que l’on va accélérer la croissance. Les tenants du pouvoir pensent, peut-être, avoir trouvé en la planche à billets la solution miracle aux innombrables maux de l’économie nationale. “Tant va la cruche à l'eau qu’à fin elle se casse.” La formule sied bien aux autorités algériennes. Tous les économistes s’accordent, en effet, à dire que recourir de manière aussi frénétique à cette solution de facilité qu’est l’impression des billets de banque, expose le pays, de façon presque inéluctable, aux conséquences fâcheuses d’une telle politique sur le pouvoir d’achat, à moyen terme. Mais, le pouvoir en place se soucie-t-il réellement de ce que réserve l’avenir au pays ? Visiblement, il s’agit de parer au plus pressé. Les impératifs liés à la gestion de la prochaine présidentielle, avec tout ce que cette échéance devrait charrier comme dépenses superflues, importent, apparemment, plus que toute autre considération, y compris celle liée à la survie de la Nation.


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