Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Parole de juristes

Au fur et à mesure que le temps passe, les masques tombent un à un dans l’affaire du blocage des équipements destinés à l’usine de trituration de graines oléagineuses du groupe Cevital. À court d’arguments face à une opinion de plus en plus agacée par le traitement réservé au premier opérateur privé national, les auteurs de la conspiration, pensant pouvoir encore justifier leur énième méfait à l’endroit de l’économie nationale, tentent un passage en force. Mais la méthode est tellement basse et le mensonge tellement grossier que ce débordement a fini par faire sortir de leur réserve juristes et experts des questions économiques, ébahis devant tant d’irresponsabilité. Et ce n’est pas tant le comportement affligeant de cette nouvelle race de responsables qui privilégient une carrière aux dépens d’une certaine idée de l’honneur qui choque, mais l’image que leur comportement renvoie des institutions, réduites à de simples faire-valoir au service d’obscurs intérêts.
Les observateurs de la scène économique n’hésitent d’ailleurs plus à exprimer publiquement leur désapprobation du fait du prince qui se déroule au vu et au su de tout le monde, et surtout leur incompréhension devant l’impunité dont bénéficient les exécutants de la sale besogne. Articles de loi à l’appui, ils mettent le doigt là où ça fait mal pour les commanditaires de cette cabale qui ne dit pas son nom : l’illégalité de toutes les décisions prises pour bloquer un projet dont les bienfaits ne sont plus à démontrer en termes de création de richesses, d’emplois et de réduction de la facture d’importation. En sus de l’énorme gâchis que ce blocage induit à l’économie nationale, les économistes pointent l’impact de tels comportements des responsables sur l’image du pays à l’étranger.
Le sort réservé à l’investissement de l’opérateur privé ne cesse, en effet, de susciter l’incompréhension des représentations diplomatiques qui n’arrivent pas à s’expliquer le silence des autorités face à ce qui s’apparente à un abus de pouvoir.
Au moment où le gouvernement algérien tente, tant bien que mal, d’améliorer, sur recommandations des institutions financières internationales, un climat des affaires peu attractif, le blocage qui touche l’usine de Cevital survient comme un pied de nez aux assurances officielles et vient démonter tous les efforts consentis jusque-là dans le sens de la promotion de l’investissement en Algérie. D’où, l’urgence d’un dénouement de ce feuilleton, qui n’a que trop duré.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER