Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Peau… dure !

À chaque veille de l’Aïd on remet sur le tapis l’histoire des peaux des bêtes sacrifiées comme s’il s’agissait du seul instant où le produit est disponible. Les métiers de la transformation sont considérés, esprit de rente oblige, comme subsidiaires tout comme les autres industries sans lien avec celle des hydrocarbures. D’où cette fâcheuse habitude de jeter les peaux n’importe où donnant au pays l’image d’un immense abattoir clandestin, au lendemain de l’Aïd. Et c’est ce segment défaillant de la filière que les tanneurs pointent du doigt.
La nature ayant horreur du vide, c’est la contrebande aux frontières qui s’en charge et prospère. Tout comme d’ailleurs la laine qui est abandonnée dans la nature, qui finalement a trouvé ses exportateurs informels. Des troupeaux entiers sont ainsi acheminés hors des frontières pour la tonte et revenir délestés de ce qui deviendra du fil que l’Algérie importera pour les besoins de son industrie textile. Un créneau donc qui gagnerait à être valorisé, pour peu qu’il y ait volonté. Une volonté qui continue malheureusement de faire défaut. Il serait d’ailleurs hasardeux d’entrevoir un changement d’attitude au niveau officiel ; les dirigeants noyés qu’ils sont jusqu’à l’ivresse dans leur obsessionnelle culture de la rente qui leur empêche toute possibilité d’accès à une autre vision, à une vision pragmatique, économiquement parlant. Et surtout d’envisager une véritable alternative à la dépendance du pétrole.
Il n’y a même plus besoin de chercher à le démontrer : tous les secteurs qui ne participent pas directement et activement à la politique populiste de redistribution clientéliste d’indus dividendes sont oubliés, liquidés ou vivotent pour entretenir une illusion d’industrialisation.
Ne serait-ce pas le moment, à cette sacrée occasion, pour les responsables, bien entendu, de penser, si ce n’est pas trop leur demander, à réellement soutenir tous les investissements hors hydrocarbures freinés sciemment pour cette culture “carrée” du pouvoir détenant les seules clés de la caisse pour en disposer comme d’un trésor personnel. Et pour des objectifs purement et politiquement égoïstes.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER