Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Peur des niches fiscales !

À en croire la nouvelle mouture de la loi de finances complémentaire 2018, il n’existe aucune autre niche fiscale en Algérie hormis l’accessible poche du citoyen.
Comment expliquer sinon l’extension de la chasse à l’impôt en accentuant la pression sur la classe moyenne et le petit citoyen, en augmentant les taxes et en en introduisant de nouvelles pour les documents administratifs. Y compris la carte d’identité biométrique. L’espoir d’une révision à la baisse de l’hallucinante batterie de taxes et hausses, suscité par l’annonce d’une deuxième lecture du projet de loi, s’est vite évaporé à la lecture “des nouveaux chiffres”, fuités volontairement ou non.
Par-delà le mécontentement certain que cette loi rectificative va provoquer, elle met en lumière les approximations du gouvernement dans l’élaboration de la loi de finances 2018, tout comme les précédentes, d’ailleurs, les “exceptionnelles” LFC étant devenues une règle en Algérie. Cette LFC 2018 met en évidence, aussi, son incapacité à anticiper et à faire une prospective ou, encore plus grave, son manque de détermination à faire face à la situation en s’attaquant aux véritables niches fiscales et à l’évasion fiscale qui alimentent régulièrement la chronique nationale. Il fait montre ainsi de sa conception de la gouvernance : la navigation à vue pour des objectifs aléatoires. Puisque dépendant, essentiellement, des aléas du calendrier politique et des fluctuations du marché pétrolier. Démontre-t-il aussi sa fragilité qui se reflète dans la légèreté de sa vision figée dans le très court terme et sujette souvent à des remises en cause.
Au lieu de la rigueur dont il se prévaut dans le discours, il évite de regarder pour voir où se trouvent les véritables gisements fiscaux et adopte l’approche facile qui consiste à siphonner à la source le dernier territoire de la consommation, le seul à même de relancer, par ses effets, la production. Par souci d’équilibrer les finances publiques, le gouvernement obère, pas sa méthode inversée, comme dans le dessalement d’eau de mer qui opère par osmose inversée, son unique facteur de relance de la production nationale. Contre le plus simple des pragmatismes et envers tout bon sens.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER