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editorial / ACTUALITÉS

Polémiques en vue

L’affaire des sept moines trappistes de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996, est visiblement partie pour connaître de nouvelles polémiques, elle qui en a déjà suscité tant par le passé. Et pour cause, à peine les conclusions de l’expertise scientifique faite à Paris sur des prélèvements des crânes des victimes connues que les médias français se sont mis à chercher de quoi en instiller. Preuve en est la lecture qu’ils en ont faite, laquelle a préféré  mettre en exergue les doutes encore persistants sur la mort des moines que de noter le démenti aux allégations de l’ancien attaché de défense à l’ambassade de France à Alger, le général Buchwalter, sur une bévue de l’armée algérienne. L’Agence France presse (AFP) a conclu carrément à la mise en doute, à nouveau, de la thèse officielle, celle algérienne s’entend. Et, c’est connu, généralement, là où il y a doute sur une version des faits, une thèse, l’accusation de mensonge n’est pas loin. Dans le cas présent, cette dernière est clairement suggérée.
Autant par les médias de l’Hexagone que par la réaction de l’avocat des familles des victimes, Me Baudoin, qui a affirmé que la vérité dans cette affaire est loin d’être connue. Cependant, le risque de voir cette recherche de la vérité, quête légitime, s’accompagner de polémiques n’est pas à écarter. On suppose qu’en France, il est des personnes, sinon des cercles, qui travailleraient déjà à en instruire, comme ils l’ont fait, auparavant, sur ce dossier et sur bien d’autres, tout autant sensibles. Ils s’y attelleraient, à plus forte raison, si la ventilation, en ce moment, du rapport d’expertise, en question, devait servir quelques desseins politiques et géopolitiques. La question se pose, forcément, tant est que le traitement du dossier n’a pas été, jusqu’ici, que judiciaire.
Certains cercles, notamment en France, l’ont voulu également politique, voire plus politique que judiciaire. Ils ont, en tout cas, travaillé, avec plus au moins de réussite, pour qu’il le soit. Les prolongements politiques qui ont été donnés à l’affaire ont beaucoup gêné la relation algéro-française qui, déjà, souffrait des passions entretenues, d’un côté comme de l’autre, au sujet de la guerre de Libération. La relance des doutes sur les circonstances de la mort des moines de Tibhirine ferait tomber, à nouveau, des nuages sur cette relation.


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