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editorial / ACTUALITÉS

Presse asphyxiée

D’abord, un quotidien emblématique, créé dès l’ouverture du champ médiatique qui ferme faute de moyens financiers. Il s’agit de La Tribune, porté pendant des années par les regrettés Kheireddine Ameyar et Bachir-Chérif Hassan. Puis, une vague de journaux, plus ou moins connus, près d’une soixantaine ont suivi et ont mis la clé sous le paillasson. Hier, notre consœur d’El Fadjr a décidé de se mettre en grève de la faim. La raison ? Un étouffement financier, via la publicité institutionnelle dont son journal est sevré, blacklisté comme d’autres titres qui tirent leur force de survie par une information qui se vend autant que faire se peut crédible car au niveau des présentoirs des kiosquiers, seul le lecteur décide du journal à acheter. Liberté, avec El Watan, a été obligé de revoir à la hausse, par deux fois, le prix de l’exemplaire. Le lecteur, conscient des desseins des autorités publiques à étouffer une presse qui ne caresse pas dans le sens du poil sans pour autant faire dans l’insulte et la diffamation, a suivi et a continué à nous demeurer fidèle.
Dès le départ de l’aventure, on était conscient qu’un journal est avant tout une entité commerciale et pas un appendice qui se contenterait de survivre de la publicité de l’État. Mais là où la logique n’est pas respectée, c’est que ce même État qui prône dans ses messages de circonstance, le libre exercice de la profession, messages destinés à la consommation extérieure s’en sert, en vérité, comme d’un alibi... L’économie de marché annoncée, tous les monopoles ont été enlevés, sauf celui sur la publicité qui reste gérée par une agence dont la feuille de route est préétablie en fonction de la docilité des titres. Le seul projet de loi adopté en Conseil des ministres et qui a été bloqué par le Sénat, en 2001. Plus grave, des annonceurs privés ont été approchés pour ne pas donner de la publicité à certains titres, qui, d’ailleurs, enregistrent les meilleurs tirages et ventes.
La démarche n’est pas payante pour autant. Ces titres tiennent, malgré toutes les difficultés, la route, leur ligne éditoriale et leur devoir d’informer.


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