Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Quand l’évaluation dément le discours

L’Algérie est décidément le cancre de la classe dans tous les classements mondiaux relatifs à tout ce qui touche à la gouvernance économique et au climat des affaires. Chaque jour que Dieu fait nous livre son lot de mauvaises notes attribuées par les institutions internationales, les think tanks, les cabinets et autres centres de recherche, à une économie qui n’arrive visiblement pas à suivre la marche du monde. Et ce ne sont pas les discours pompeux de nos responsables gouvernementaux qui vont démentir un constat maintes fois dressé, et depuis des lustres, y compris par des économistes bien de chez nous et par les opérateurs économiques qui ne cessent de se plaindre de mille et un obstacles à la liberté d’entreprendre. En classant l’Algérie au 156e rang sur 159 pays, le groupe de réflexion canadien, Fraser Institute, ne fait en vérité que pointer une réalité déjà mise en évidence : la liberté économique dans notre pays n’est, en fin de compte, qu’une vue de l’esprit. L’Algérie continue donc de fermer la marche dans tous les classements et semble même tenir à son statut de bon dernier. Sinon, comment expliquer qu’elle soit surclassée, dans ce domaine, par des pays économiquement beaucoup moins nantis ou qui sont en situation de guerre, à l’image de la Syrie et de la Libye ? Ayant développé une certaine aversion contre tous ces rapports établis par des cabinets étrangers, le gouvernement algérien s’était néanmoins rendu à l’évidence qu’il ne pouvait passer outre ces constats, pourtant toujours suivis de recommandations souvent pertinentes. C’était à l’occasion de la publication du rapport Doing Business de la Banque mondiale, il y a quelques années. Et pour cause. L’auteur de l’étude ne saurait souffrir un quelconque doute ou suspicion en matière d’évaluation et d’analyse de l’environnement économique. L’ancien Premier ministre avait promis publiquement de considérer les remarques de l’institution internationale et de prendre des mesures à même d’y remédier. Mais, visiblement, il n’en est rien. L’environnement économique demeure on ne peut plus restrictif et contraignant pour les initiatives privées qui peinent à s’émanciper d’une bureaucratie administrative décidément étouffante et de pratiques illégales et ouvertement nuisibles aux initiatives des investisseurs. On ne cesse, en effet, de ressasser que toutes les mesures seront prises pour encourager les investissements, mais la réalité prouve que ce discours, juste bon pour la consommation médiatique, n’est pas adossé à une vraie volonté politique. À ce rythme, le prochain rapport international sur l’Algérie risque d’être encore plus accablant. Jusqu’à quand ?


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER