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editorial / ACTUALITÉS

Questions

Le crash de l’avion militaire devant décoller de Boufarik pour se rendre à Béchar a fait 257 victimes. C’est le plus meurtrier dans l’histoire de l’aviation algérienne. Les messages de condoléances parvenus de nombreux pays et ceux d’Algériens anonymes se comptent par milliers, aussi bien dans la presse écrite que sur les réseaux sociaux. Un deuil national de trois jours a été décrété et la prière de l’absent a été faite, hier, vendredi. C’est dire combien la douleur et la compassion ont occupé ces derniers jours le cœur des Algériens.
Néanmoins, l’absence d’officiels civils aussi bien sur les lieux du drame qu’à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja reste inexplicable, sinon intrigante. Aucun membre du gouvernement, surtout ceux des Transports et de la Santé ne se sont déplacés. Plus encore, même le Premier ministre qui est censé remplacer le chef de l’État, en pareille circonstance. Ce n’est certainement pas à cause d’un calendrier chargé puisque le jour même de la catastrophe s’est tenue une réunion du gouvernement où les présents ont observé une minute de silence.
Les seuls communicants sur cette catastrophe ont été les services du ministère de la Défense alors qu’elle relève de l’État, à son plus haut niveau, et, dans ce cas, celui du Premier ministère. En revanche, le secrétaire général du FLN n’a pas manqué d’entrer dans le pré carré en rendant publiques des informations qui ne sont pas de sa compétence. Il n’en est pas à sa première sortie. À commencer par la réunion bis qu’il a tenue avec le patronat sur le partenariat public-privé dont l’officielle avait eu lieu avec l’Exécutif quelques jours auparavant. Chef de parti comme le Premier ministre, il réunit “un présidium” du FLN pour appeler le chef de l’État à se porter candidat pour un cinquième mandat. Ces sorties nuisent à l’image du pays qui déjà ne communique pas et rajoute à l’atmosphère amorphe plus de pollution dont on pouvait bien se passer, en ce moment où la situation économique est branlante. Plus dangereuse et à la fois inattendue.


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