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editorial / ACTUALITÉS

Qui croire ?

Le Fonds monétaire international (FMI), institution qui scrute à la loupe les économies et les finances des différents pays de la planète, vient d’établir et de rendre publique une prévision de croissance pour l’Algérie assez inquiétante. L’institution de Bretton Woods prévoit, dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (Moanap), une chute à 0,8% de la croissance de l’économie algérienne en 2018, puis un léger redressement les années d’après, pour se stabiliser autour de 2,4% en 2022. Cette prévision appelle à deux niveaux de lecture. Au plan statique, elle n’a pas de quoi réjouir, puisqu’elle établit une faible croissance. Au plan politique, elle n’est pas faite pour rassurer, étant donné qu’elle contredit de manière assez marquée la très optimiste prévision du gouvernement algérien. L’Exécutif, dans son projet de loi de finances 2018, table sur une croissance de l’ordre de 4%, laquelle devrait, selon la même source, aller crescendo pour atteindre les 4,6% en 2020. Assez significatif, d’aucuns l’auraient noté, l’écart entre les deux prévisions soulève nécessairement des questions, et la plus immédiate et la plus importante d’entre toutes est celle de savoir qui des calculs du FMI ou du gouvernement algérien est juste. Normalement, le gouvernement Ouyahia est censé dire la vérité au peuple, même si elle n’est pas bonne à entendre. Le chef de l’État en a, en tout cas, émis la recommandation. Surtout en ces moments de crise. Aussi l’on suppose que le gouvernement dit vrai. En même temps, on ne peut pas qualifier de fantaisiste la prévision d’une institution comme le FMI qui, en la matière, n’a pas pour habitude de faire dans l’approximation. D’où vient-il alors que, pour une même économie, l’une et l’autre des deux institutions établissent des projections si distinctes ? À cela, deux explications possibles : soit le gouvernement Ouyahia, pour des considérations politiques bien déterminées, a délibérément choisi de vernir le tableau. Soit il serait de bonne foi, mais trahi par les données — erronées, s’entend — qui ont servi à déterminer la courbe d’évolution du PIB national. Cela évidemment, à supposer que le FMI n’a pas calculé juste, auquel cas, il faudrait aussi se demander pourquoi, sachant que sa maîtrise des statistiques ne peut être mise en cause.


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1 réactions
Fraternity le 01/11/2017 à 16h51

M. Ouyahia n'a pas assez de mémoire; déjà en 2005, le même Moh-la triche mettait en doute les analyses de conjoncture du CNES du défunt Mentouri.Il jugeait ses données économiques et sociales irréalistes (taux de croissance, taux de chômage..) simplement parce que elles contredisaient les prévisions (fausses) du gouvernement. Mais quelle crédibilité accordée à un pouvoir, qui n'arrive même pas à déterminer le nombre exacte des moudjahidines (en augmentation constante) et ayants droits.

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