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editorial / ACTUALITÉS

Qui fait quoi et au nom de qui ?

Le Premier ministre n’est pas sous la meilleure des latitudes. Ses entreprises les plus significatives sont contestées et remises en cause par sa hiérarchie censée les avoir avalisées. Il en est allé ainsi de sa décision de trier les monteurs automobiles et, tout fraîchement, de son fameux partenariat public-privé (PPP). Coup sur coup, Ahmed Ouyahia, qui ne doit pas ignorer d’où lui viennent les coups, commis de l’État  qu’il est, donc connaisseur des rouages du pouvoir, et familier des manœuvres et des complots politiques qui s’y trament, essuie deux sévères rappels à l’ordre et reste sans réaction, s’efforçant de digérer en silence deux camouflets successifs qui, ailleurs, auraient incité à la démission. Mais, contre mauvaise fortune, Ouyahia semble décidé à faire bon cœur, espérant, certainement, que passera la bourrasque sans trop de dégâts ou sinon convaincu, peut-être, qu’il sortirait grandi de l’épreuve. Une épreuve dictée, nul doute, par le grand enjeu du pouvoir, de la présidentielle de 2019, pour être plus précis. Nul n’est dupe au point de ne voir dans les tiraillements qui agitent le sommet de l’État, depuis quelques mois, que l’expression de divergences par rapport aux réponses pratiques à apporter aux problématiques économiques imposées par la crise. Si ce n’était que cela, il n’y aurait pas eu tous ces recadrages fracassants. Des tours de table, si tant est que cela demeure possible, auraient aidé à dégager des consensus et surtout épargner à la République cette image décadente qu’offre un chef de parti, Ould Abbes, pour ne pas le nommer, en se montrant, pour le moins, irrévérencieux envers Ouyahia au point de réunir la même tripartite que ce dernier venait tout juste d’organiser. Dès lors que personne en haut lieu n’a trouvé à redire, on peut supposer que le projet du SG du FLN est avalisé. Ce qui ne répond toujours pas, bien sûr, à la question fondamentale de qui agit et décide en haut lieu ? En somme, à la question de qui veille à recadrer Ouyahia mais, aussi, pourquoi ? Le soupçonne-t-on de quelques velléités d’émancipation politique ? D’avoir cédé à des tentations claniques qui manœuvrent en sourdine à peser sur la présidentielle prochaine ? Ce qui est sûr, c’est que ce qui arrive au Premier ministre n’augure pas d’une succession apaisée en 2019.


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