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editorial / ACTUALITÉS

Recentrage ou précaution diplomatique ?

À mesure que s’approche la présidentielle de 2019, la France feint de regarder ailleurs. N’était l’incursion de l’ancien ambassadeur français à Alger, Bernard Bajolet, l’on serait tenté de croire à la neutralité de la France par rapport à la vie politique algérienne. Les propos diplomatiquement corrects qui se susurrent sur la question à Paris renseignent sur un léger changement même s’il n’est pas ouvertement avoué. Au “Paris ne soutient ni mandat ni candidat”, la France se soucie quand même de la stabilité du pays et rejoint la position américaine qui se contente, certainement pour ne pas froisser Alger, déjà susceptible, de l’exigence d’un Smig démocratique et d’un scrutin transparent.
Jamais ouvertement, pas même en off, la France n’a officiellement pris position pour un candidat algérien même si sa présence et sa préférence n’ont jamais été un mystère.
La distance vis-à-vis du scrutin d’avril 2019 est cette fois bien précise. Surprenant et exceptionnel de la part de la France omniprésente d’une manière ou d’une autre dans les grands événements politiques algériens. Tout comme l’est d’ailleurs l’Algérie, particulièrement dans l’élection présidentielle française ; le crochet par Alger devenant incontournable.
La nouvelle approche française semble être un des facteurs de la tension entre les deux capitales ; la France n’ayant, de ce fait, que confirmé le recentrage de sa position, qui est la véritable raison de l’irritation d’Alger. Surtout que l’on soupçonne l’Hexagone d’inspirer depuis un moment les rapports négatifs sur l’Algérie, allant des droits de l’Homme, au traitement des migrants et à la situation politique interne. Elle franchit aujourd’hui le pas, du moins formellement, en prenant la position d’observateur intéressé qui va entraîner au moins une grande partie des pays de l’UE sur la même ligne.
Et ce n’est certainement pas la précaution que prend Paris de ne soutenir aucun candidat en 2019 qui va adoucir le climat tendu entre les deux pays depuis des mois. Le style Macron ne semble pas bien saisi à Alger… pour son manque de pédagogie ou parce qu’Alger n’acceptant pas de changement.


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