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editorial / ACTUALITÉS

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Le chef de la délégation du FMI, en mission à Alger dans le cadre de l’évaluation de l’évolution de l’économie nationale au titre de l’article IV du Fonds monétaire international, a affiché, hier lors de la conférence de presse, quelques satisfecit sur l’effort du gouvernement algérien à réformer le budget de l’État, mais n’a, néanmoins, pas manqué d’adresser des mises en garde du FMI aux décideurs algériens. La plus importante concerne le recours par le gouvernement à la planche à billets. Qualifiée de risquée, cette mesure encouragerait les tensions inflationnistes et la baisse des réserves en devises du pays. Elle pourrait, surtout, contrecarrer les efforts de l’Exécutif visant à stabiliser l’économie et à promouvoir une croissance plus durable. La meilleure démarche, pour le Fonds monétaire international, serait, alors, de recourir à des emprunts publics, aux recettes tirées des privatisations, aux partenariats publics et privés et aux financements de bons projets d’investissement grâce aux crédits extérieurs.
Mais le Fonds occulte les raisons politiques qui poussent le gouvernement à recourir principalement à cette alternative au financement des dépenses publiques par le budget de l’État. Handicapé par un déficit de confiance, pressé par le temps face à l’exacerbation des besoins financiers, l’Exécutif a choisi la solution la plus facile et la plus rapide en s’obstinant à ignorer l’expérience internationale qui a montré l’échec d’une telle solution appliquée dans les pays en développement, minimisant les “dégâts” que pourrait entraîner une telle option sur l’évolution de l’économie nationale.
Comme à l’accoutumée, le FMI a, par ailleurs,  insisté sur la nécessité d’engager les réformes inachevées indispensables si l’Algérie veut parvenir à une économie diversifiée, une croissance durable fortement créatrice de richesse et d’emploi. Là aussi, les freins à ces réformes renvoient à la nature du système. Qu’il s’agisse de transparence, d’application des lois de la concurrence, de l’ouverture plus grande à l’investissement privé, de simplifications administratives, les barrières érigées sont d’ordre politique. Elles renvoient à la gouvernance d’un pays qui obéit davantage aux intérêts occultes et à la logique de la rente.


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