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editorial / ACTUALITÉS

Répliques

Une semaine après les élections locales et ce qu’elles ont charrié comme comportements répréhensibles des agents de l’administration et des représentants des formations politiques gravitant autour du système, la tension n’a pas l’air de s’estomper dans certaines régions du pays où des partis et des candidats continuent de réclamer justice. Mais qui va leur garantir la réparation du préjudice subi ? Le wali chez qui ils se sont rassemblés hier à Constantine ? Ou celui d’Oran qu’ils solliciteront demain à travers leur action de protestation ? Les concernés oublient peut-être que le premier responsable de la wilaya qu’ils interpellent est à la tête de cette même administration qu’ils pourfendent pourtant à longueur de journée pour les avoir spoliés de leurs gains électoraux. À travers leurs actions, ces partis, victimes de cette tare inqualifiable qu’est la fraude électorale, pensent, sans aucun doute, aboutir à un fléchissement de la position des commissions de wilaya, censées consolider les résultats du scrutin. Mais tant que ces résultats répondent aux desseins peu scrupuleux du pouvoir politique qui les a minutieusement planifiés, il apparaît très peu probable que la comptabilité subisse une quelconque rectification. Cela ne veut pas dire qu’il ne sert à rien de réclamer son dû. Il s’agit surtout de ne pas se faire trop d’illusions devant un pouvoir qui, décidément, ne prend même plus de gants pour aménager des résultats électoraux à sa convenance. La protestation des candidats lésés sert surtout à démontrer, si besoin est, que le système ne veut ou ne peut pas se départir de ses vieux réflexes qui, au demeurant, lui permettent de se pérenniser. Et c’est cela qui lui importe, en priorité. Toute cette contestation qui fait boule de neige à travers le pays illustre, en tout cas, l’absence de toute volonté du pouvoir politique d’aller vers l’instauration d’une véritable démocratie où la volonté populaire est maîtresse de ce qui sortira des urnes. Mais d’une élection à une autre, les tenants du pouvoir n’hésitent pas à montrer qu’ils veulent rester les maîtres du jeu, quitte à recourir aux méthodes les plus condamnables, politiquement et éthiquement. Cette image de “république bananière”, pour reprendre la formule consacrée aux pays où la gestion autoritariste se substitue au fonctionnement démocratique des institutions, ne semble pas déranger outre mesure nos gouvernants qui ne se soucient, finalement, que de la pérennité d’un système, pourtant en fin de vie.


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