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editorial / ACTUALITÉS

Saignée

Le ministre du Commerce vient d’afficher l’impuissance du gouvernement à endiguer le phénomène des surfacturations à l’importation. Cet aveu, en réponse à une interpellation de députés, laisse entendre que le phénomène a pris de l’ampleur au point de devenir un véritable fléau, une saignée bien organisée qui fragilise l’économie nationale. On estime les transferts illégaux réalisés grâce aux surfacturations à l’importation à plus de 10 milliards de dollars, du moins à plusieurs milliards de dollars annuellement. Il faut voir là l’une des raisons principales du niveau encore très élevé de la facture d’importation.
En fait, le premier responsable du commerce extérieur, en “touchant du doigt la plaie”, occulte une réalité : le mal n’est pas traité à la racine. Au demeurant, à l’origine de l’ampleur des surfacturations et son corollaire la corruption de hauts fonctionnaires, reste la déliquescence des institutions de contrôle de l’État. En clair, c’est l’absence d’une véritable coordination intersectorielle entre la Douane, les banques, la Banque d’Algérie, les impôts et le Centre national du registre du commerce, pourtant, maintes fois réclamée, qui ouvre la voie à ces transferts illicites. À cela s’ajoutent des complicités à des niveaux insoupçonnés, l’insuffisante organisation des échanges de renseignements avec les institutions des principaux pays partenaires commerciaux de l’Algérie ainsi que l’absence de promptitude de la justice à traiter et à sanctionner cette grave délinquance économique.
En outre, comment expliquer que le système de veille sur les prix des biens et services qui devait être institué pour contrer ces flux illégaux de devises, pourtant annoncé par le discours officiel depuis des années, ne soit pas opérationnel ou du moins pas appliqué systématiquement ou efficacement.
On est bien là dans une situation de manque de volonté politique dont l’indice le plus révélateur  reste cette hésitation des pouvoirs publics à enquêter sur les comptes offshore détenus en particulier par des Algériens bien placés à l’étranger. Des tergiversations qui, quitte à le répéter, creusent le fossé entre nos gouvernants et la population. 


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