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editorial / ACTUALITÉS

Saut dans l’inconnu

Après moult tergiversations de l’Exécutif, le controversé projet de loi sur la santé devrait être, sauf décision surprise, soumis à débat dès dimanche prochain à l’Assemblée nationale. Déjà vivement contesté par une partie de la classe politique et les syndicats du secteur, le texte sera finalement examiné en plénière par les députés qui auront, à cette occasion, la lourde tâche de passer en revue et de trancher dans des dispositions qui, le moins que l’on puisse dire, sont d’emblée sujettes à polémique.
Les inquiétudes exprimées jusque-là montrent que l’avant-projet de loi en question contient de nouvelles orientations dans la prise en charge de la santé publique qui risqueraient de mettre à mal le système national de santé, bâti, jusque-là, sur une certaine prédominance du secteur public. Certes, ce dernier n’arrive pas à se mettre au diapason d’une prise en charge décente de la santé du citoyen comme cela se fait à travers le monde, y compris dans les pays moins nantis que l’Algérie. Mais au lieu de condamner tout de go le secteur public de  santé pour son incapacité à assurer ce minimum attendu par le citoyen en termes de prestations, il faudrait plutôt s’intéresser, et de près, aux raisons de cette faillite qui ne dit pas son nom.
La question reste en effet posée : comment expliquer la médiocrité du service offert par les établissements publics de santé malgré l’énorme effort consenti, dans ce domaine, par l’État depuis l’indépendance ? Il faudra, peut-être, lorgner du côté de la gestion, à l’évidence défaillante, du secteur, de façon générale. Mais au-delà de ce constat connu de tous, ce texte de loi, censé contribuer à améliorer les prestations servies au citoyen, ressemble à s’y méprendre à la boîte de Pandore, tant certaines de ses dispositions risquent d’ouvrir la voie à de violentes polémiques. Lorsque le gouvernement envisage de se délester de sa responsabilité dans le financement du système de santé et de la transférer au système de Sécurité sociale, il apparaît difficile d’imaginer comment cette dernière pourrait s’en sortir, elle qui est déjà en butte à de grandes difficultés financières.
Comment le système de Sécurité sociale pourrait-il faire face à une explosion attendue des dépenses dues au titre des remboursements des frais médicaux ? N’est-ce pas qu’il s’agit là d’un véritable saut dans l’inconnu ?


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