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editorial / ACTUALITÉS

Solde de comptes

Le député FFS de Béjaïa est suspendu en attendant sa radiation. Vraisemblablement. Et au plan symbolique, c’est le clan qui le soutient, l’a mis en avant, qui perd définitivement la bataille enclenchée au lendemain du décès d’Aït Ahmed, père charismatique du FFS, dont le rôle a été réduit, les dernières années de sa vie, à tempérer ou étouffer les velléités successorales de certains.
Après sa mort, ceux qui se considéraient comme les héritiers légaux, une sorte de premier collège, ont entrepris, ce qu’appellent les anciens cadres et dissidents, une OPA sur le parti, d’imprimer une nouvelle ligne inédite et politiquement contrariante à l’esprit du FFS. Une sorte de Familia, élargie à une périphérie cooptée sur mesure, s’est emparée des décisions du parti, avec des promotions, considérées inappropriées ; particulièrement avec le député de Béjaïa, au discours qui foule toute convenance. Ses diatribes régulières n’ont apporté aucun gain positif pour le parti au moment où sa direction était affairée à “vendre” son initiative édulcorée de consensus national, montrant ainsi, publiquement, peut-être sans le vouloir, ce grand malaise interne. Et surtout l’absence d’une véritable perspective post-Aït Ahmed.
Qu’aujourd’hui, le clan de l’entourage familial ait perdu la bataille, sans jamais avoir été un seul jour dans les batailles du FFS, depuis 1963 à ce jour, trouve une brèche, un palliatif de réconfort, pour, peut-on dire, encaisser le coup, il y a motif à se soucier de l’avenir de ce plus vieux parti de l’opposition.  
Serait-il aussi loisible de penser, à la lumière de ses développements internes, que son fondateur, Hocine Aït Ahmed, ne l’ait pas piégé, pour qu’il n’existe plus après lui.
En arriver là était prévisible. Mais par-delà l’étalage public, qui omet la question fondamentale de la problématique du devenir du parti, la posture du parti en cette période cruciale pour le pays pose un sérieux problème.


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