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editorial / ACTUALITÉS

Solitude

Victimes de l’oubli toute l’année, les enfants autistes ont, eux aussi, leur Journée mondiale. Une occasion pour l’opinion de se rappeler le drame que cette frange de la société continue d’endurer dans une indifférence quasi généralisée.
Les parents, livrés à eux-mêmes, n’ont d’autre recours qu’au mouvement associatif et à la charité des bienfaiteurs pour les aider dans ce qui s’apparente au combat de toute une vie. L’État fait très peu pour ces milliers de familles en perpétuelle détresse devant le manque d’implication des institutions dans la prise en charge des enfants souffrant de cette pathologie. Le mal ne fait, visiblement, que s’amplifier, d’année en année, pour des raisons qui restent du domaine du mystère, la médecine moderne étant incapable, pour le moment, de détecter les véritables causes de la maladie. Les spécialistes sont d’une certaine façon dispersés sur les explications à donner à la hausse de la prévalence de la pathologie. Origine génétique, malbouffe dont sont responsables les parents, âge avancé du mariage, vaccins…? Chacun y va de son analyse. Mais tous sont unanimes à considérer que l’évolution de ce phénomène pathologique est pour le moins inquiétant. Les chiffres avancés, à ce titre, par le ministère de la Santé, font froid dans le dos. La progression est effarante, en un temps très court. Elle est telle que la maladie est devenue subitement une problématique de santé publique.
C’est peut-être là une bataille de gagnée pour les parents des enfants autistes. En effet, cette prise de conscience des responsables aux différents échelons de l’État devrait permettre une meilleure prise en charge de ces cas, notamment sur les plans médical et scolaire, afin de les aider à mieux s’intégrer dans la société. Il va sans dire que pour le moment, les discours semblent l’emporter sur l’action. Le premier responsable du secteur de la santé a beau palabrer sur le chemin parcouru dans le traitement de la problématique des troubles autistiques, s’appuyant, dans son argumentaire, sur la mise en place du Comité national intersectoriel de l’autisme. Mais, pour les familles des malades, tout cela n’est, en fin de compte, que paroles et discours visant à meubler ce qui s’apparente à une célébration, au moment où elles continuent de vivre le calvaire dans une bataille où elles ne disposent pas de toutes les armes.
On n’a d’ailleurs qu’à tendre l’oreille à ces parents pour se rendre compte de leur grande solitude dans ce combat éreintant.


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