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editorial / ACTUALITÉS

Sombres perspectives

Le gouvernement a beau rassurer, le pire est peut-être à craindre. Le pays n’est pas assuré d’échapper à l’étranglement d’une crise financière, au demeurant fortement appréhendée  par les spécialistes, mais que le Premier ministre, auteur d’un grand oral en fin de semaine, ne semble guère redouter. À tort, visiblement, puisqu’après les experts nationaux qui ont douté de la “science” d’Ahmed Ouyahia, ce sont deux grandes institutions financières internationales, la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) qui nous annoncent de sombres perspectives financières… dans un proche avenir.
Dans leurs rapports de conjoncture, publiés de fraîche date, les deux institutions se rejoignent pour conclure à des indices inquiétants quant aux finances du pays et, corrélativement, aux situations économique et sociale sur lesquelles elles auront forcément un impact direct. Et, ce que le gouvernement présente comme une planche de salut, la planche à billets en l’occurrence, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international le perçoivent, au contraire, comme un facteur d’aggravation de la situation financière. Un élément aggravant puisque la crise y est déjà, sinon pourquoi recourir à l’impression de la monnaie pour financer, entre autres, les projets d’infrastructures économiques. La BM et le FMI dessinent la même courbe lorsqu’ils analysent l’évolution de l’inflation pour les années à venir.
Une courbe croissante, puisque, pour l’une, le taux d’inflation passera de 8,1% en 2019 à 9% en 2020 et, pour l’autre, il sera de 7,6% en 2019 et ira crescendo pour atteindre les 13,9% en 2023. Et ce qui fait encore plus peur, c’est que la Banque mondiale prévoit une croissance anémique en 2019 et 2020. Le qualificatif est fort, surtout qu’il vient jeter le doute sur les affirmations par trop optimistes d’un Ahmed Ouyahia, plus que jamais sûr d’avoir orienté, malgré tout, le pays sur la voie de l’émancipation économique et du bien-être social. Des déclarations sujettes à caution, après ce que viennent de prédire les institutions financières internationales. S’il est dans le rôle d’un Premier ministre de positiver, il n’est pas toujours judicieux de taire ou de ternir les réalités. Cela peut s’avérer très coûteux.


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