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editorial / ACTUALITÉS

Sortir du discours et agir

Le cinquième mandat d’affilée pour Bouteflika semble en marche. Résolument en marche, puisque les appels à la “continuité” se multiplient jusqu’à impliquer des institutions de la République censées, normalement, garder la neutralité. La dernière à s’y être embarquée, au mépris de toute éthique politique, est le Conseil de la nation. La manière peu cavalière, pour ne pas dire à la hussarde, avec laquelle Bensalah l’a engagée dans un soutien à une magistrature  supplémentaire du chef de l’État sortant est préoccupante par ce qu’elle trahit comme volonté de passage en force en 2019. Inquiétante même, étant donné que les contre-pouvoirs, incarnés notamment par les partis de l’opposition, qui auraient pu nous prémunir contre cette promesse de statu quo, sont fragilisés et, donc, incapables de réactions solidaire et pertinente face à une perspective que le pouvoir tente d’imposer comme une fatalité. C’est d’ailleurs de la faiblesse de l’opposition que ce dernier nourrit sinon totalement, du moins en partie, sa puissance, l’entretien des clientèles aidant, évidemment, au maillage politique nécessaire à la perpétuation du système.
Mais il ne faudrait surtout pas charger l’opposition. Il ne lui a pas été facile de se constituer en force capable de peser sur les équilibres politiques, tant est que l’environnement dans lequel elle a dû évoluer jusqu’ici ne s’y prêtait guère. Elle a essayé. En vain, certes, mais elle a essayé. Depuis 2014, du moins. Peut-être n’a-t-elle pas fait assez, exploré toutes les voies qui la mèneraient à son épanouissement ? Assurément. Et c’est, forcément, judicieusement que le mouvement Mouwatana indique une piste à explorer pour le développement des partis : la saisine, désormais légale, du Conseil constitutionnel sur les interdictions des manifestations publiques. Il est important que les parlementaires de l’opposition embrayent sur la proposition de Mouwatana.
Car, même s’il est fort peu probable que la requête soit satisfaite, il reste qu’il y a toujours à gagner à acculer le pouvoir en place. En tout cas, il ne coûte rien d’essayer. Si les espaces d’expression n’ont pas été fermés à l’opposition, on n’en serait peut-être pas là à nous préoccuper de la longévité d’un Président à la tête de l’État.


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