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editorial / ACTUALITÉS

Supercherie

Avec la percée formidable de la technologie de pointe dans le domaine médical, et les toutes récentes découvertes pour venir à bout des grandes maladies, il reste que le charlatanisme a encore de beaux jours devant lui. Après le scandale RHB, une série de mesures avait, pourtant, été prise pour interdire la vente et la commercialisation de produits qui n’ont pas d’agrément délivré par une institution officielle. Pourtant, en pleine capitale, un charlatan vend des gélules dont le prix relève du déraisonnable pour guérir le cancer du sein. Le charlatan opère avec une enseigne qui a pignon sur rue. Les questions sont multiples : possède-t-il un registre du commerce, une autorisation d’exercer ? Certainement pas, puisque la pratique d’un métier obéit à une normalité procédurale  élémentaire. Il était courant qu’autrefois on faisait appel à des recettes de grands-mères pour des maladies bénignes, mais de là à guérir le cancer, cela relève de la supercherie et de la pratique illégale et dangereuse de la médecine. Ce qui est puni par la loi. Mais le fait que de tels individus continuent à sévir au vu et au su de tout le monde et que leurs “cabinets” ne désemplissent pas, c’est qu’il y a réellement un problème d’impuissance flagrante au niveau de l’État qui a la responsabilité d’assurer la sécurité des citoyens. Il y a tout lieu d’ailleurs de se poser la question sur l’autorité de l’État lorsque l’on sait que des charlatans de tous bords ouvrent des échoppes en toute impunité et prétendent même, parfois, avoir pignon sur rue. Une démission de l’autorité qui expose davantage les malades, victimes déjà vulnérables. C’est cette vulnérabilité qui devra obliger l’État à assurer leur protection. Car, nul n’ignore que le malade est souvent tenté d’essayer des médications qu’on lui propose hors circuit médical. Des médications qui, dans certaines situations, peuvent s’avérer fatales pour le malade. Ils sont combien à exercer sur le territoire national, profitant du malheur et de la crédulité de ces malades qui, pour certains, ont du mal à avoir un rendez-vous dans un établissement hospitalier ?


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1 réactions
Fraternity le 07/03/2018 à 12h34

On peut même parler de la complicité et de la passivité de l'Etat, puisqu'il laisse faire et accorde même des autorisations, le cas du charlatan Belahmer en est la preuve. Faute d'une prise en charge médicale du petit peuple dans les hôpitaux mouroirs, il est conduit vers des pratiques moyenâgeuses: Roquia, Hijab...Tandis que les autres ils sont orientés vers les hôpitaux étrangers, Paris, Madrid.. Ils ont même réservé un hôpital à Genève pour eux et de leurs familles...

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