Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Suprême voix d’en haut

Les résidents lâchent du lest. En signe d’apaisement, ils reprennent les gardes. Simultanément, comme dans un accord tacite, le ministère de la Santé satisfait leur revendication relative à l’encadrement des gardes par leur hiérarchie comme il leur est fait obligation. Une obligation ignorée, depuis cinq ans, par les professeurs et les chefs de service.
Un pas vers la solution du conflit qui perdure depuis sept mois. Positif, certes, mais la problématique demeure entière. Avec comme anomalie structurelle, inhérente au système, cette propension à évacuer les cadres internes de concertation pour laisser place aux médiations parallèles, souvent invisibles. Et donc non dénuées d’arrière-pensée politique. Car l’omniprésence de cette voix d’en haut, quand ce n’est pas le président de la République qui intervient personnellement, pour le règlement des conflits sociaux, alimente la suspicion sur cette manière de procéder. Mais aussi de la gestion de ces conflits par l’abstraction faite des vertus du dialogue car n’engendrant au bout du processus aucun dividende politique à capitaliser. Particulièrement dans le cas des résidents et en cette période d’agitation exagérée pour le cinquième mandat.
Quelle autorité s’est finalement souciée des conséquences de la grève des résidents qui bat tous les records ? Si l’on excepte la décision des résidents de reprendre les gardes par souci, même tardif, pour les patients, ou encore celle du ministre d’amener les chefs de service à respecter leurs obligations, contournant, par cette fleur faite aux résidents les véritables problèmes qu’ils posent, aucune institution de la République n’a tenté de “déverrouiller” les portes du dialogue.
Sept mois de silence plus tard, une voix de l’impénétrable haut lieu surgit pour que tout ou presque rentre dans l’ordre. Ou alors, comme pour toute action gouvernementale, c’est vers la voix du Président que tout converge. Fatalement, ce procédé participe du culte de la personnalité, actuellement en vogue.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER