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editorial / ACTUALITÉS

Syndrome du recadrage

Faudra-t-il inventer un nouveau lexique pour qualifier la politique du gouvernement ? La question mérite d’être posée lorsqu’on voit comment le recadrage est devenu une pratique courante, à la limite, érigée en un mode de gouvernance et de gestion. Ce qui est symptomatique de l’improvisation et de l’approximation d’un Exécutif dont la vision s’inscrit clairement dans le très court terme, sa durée de vie et ses projections étant, dans tous les cas de figure, déterminées par le calendrier électoral. Le président de la République recadre son Premier ministre qui, à son tour, recadre son ministre des Finances sur fond d’interférences maladives. Tellement obsessionnelles que cela prête à la caricature.
Les ministres doivent marcher sur la pointe des pieds pour ne pas fausser les pronostics de 2019, ne pas briser le mythique 5e mandat en construction et surtout se tenir dans une posture de stand-by sans être remarqués. Et ce n’est certainement pas un Premier ministre, ferré à une échéance électorale, qui se risquera à un exercice de pragmatisme comme le lui dicte la conjoncture économique du pays. En bon disciple du système, il décrète, toute affaire cessante, que l’urgence est dans cette date (2019) qui lie le pays à son destin.
On met alors tout le pays en veilleuse.
Toutes initiatives ou possibilités de faire un pas en avant sont ajournées. Et surtout pas touche aux transferts sociaux, aux subventions. Pas même en parler comme l’a fait Raouya, contraint rapidement à se “rétracter”. Personne ne quitte les rangs “du mot d’ordre”. Surtout pas après l’indécente campagne de distribution de logements, un 5 Juillet, où la propagande a rivalisé avec le ridicule. Pourtant, officiellement, on en fait un moment de fierté érigé en événement historique.
Et dire, suivant toujours cette gestion par le recadrage, que 40 millions d’Algériens seront obligés d’assister à ce spectacle ou de suivre ce mouvement en faisant du surplace jusqu’au printemps 2019. Ne faudra-t-il pas un autre recadrage ? Ou alors trouver un lexique plus précis pour qualifier cette démarche inédite du gouvernement ?


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