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editorial / ACTUALITÉS

Tamazight : l’heure de l’officialisation

La langue amazighe accédera-t-elle, enfin, au statut de langue officielle ? La perspective paraît proche, annoncée pour intégrer la révision constitutionnelle promise. Si cela advenait, ce ne serait que réparation d’un déni et d’une injustice historiques. Ce sera réconcilier l’Algérie avec elle-même.
A priori, rien ne s’y oppose. La classe politique, toutes obédiences confondues, ne souffre plus de complexe vis-à-vis de la question. Il ne manque que la volonté politique des tenants du pouvoir pour que la convergence qui s’est dessinée autour de l’officialisation de tamazight traduise une réalité concrète. Le projet ne devrait pas effrayer.
Le statut de langue nationale pour tamazight est déjà consacré dans la loi fondamentale, depuis 2002. Sa promotion en langue officielle ne sera que l’aboutissement logique d’un processus encore inachevé. En 35 ans, la langue amazighe est passée du déni absolu à la reconnaissance en tant que langue nationale. Le parcours a été laborieux, semé d’embûches et le chemin long. À la noblesse du combat, de nombreuses générations ont sacrifié leurs efforts. Depuis la génération des pionniers jusqu’aux jeunes d’aujourd’hui qui rivalisent d’ingéniosité à faire évoluer tamazight dans les vecteurs de la communication moderne et pour l’introduire dans les outils technologiques. Le legs de Mouloud Mammeri et d’autres militants de la cause amazighe n’est pas parti à vau-l’eau. La voie tracée était juste.
La bonne. Il reste juste que s’y engouffrent les réfractaires qui ont la décision politique. Revendication démocratique dans son essence, tamazight constitue le ciment identitaire. Sans elle, l’Algérie vivra avec une balafre. En ce 20 Avril, une annonce officielle forte, une promesse ne seraient pas de trop. Le président Bouteflika y a-t-il réfléchi, lui qui, en 16 ans de règne, ne s’est impliqué d’aucune manière dans la célébration du Printemps amazigh, précurseur de toutes les luttes démocratiques ?


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