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editorial / ACTUALITÉS

Tourmente politique

Visiblement, Djamel Ould Abbes n’est pas un chef de parti qui respire la quiétude. On le voit à son attitude qui tient, de plus en plus, de l’autorité du contremaître que du charisme de leader. On décèle même de l’affolement dans son propos public, tant est qu’il est constamment à menacer de sévir contre quiconque, parmi les cadres et militants du parti, croirait bon d’exprimer une position politique ou un avis sur une actualité sans qu’il soit dûment autorisé par la direction.
La commission de discipline du FLN, une structure rarement mise à contribution auparavant dans la gestion des conflits entre militants autour d’approches politiques, devra désormais tourner à plein régime, puisque Ould Abbes promet de faire un grand nettoyage. Cette promesse a un nom : elle s’appelle purge. Et on y recourt, généralement, soit pour traiter un malaise, soit pour soigner une indisposition. Mais alors de quoi souffre le parti Fln pour que son secrétaire général veuille extirper tout en se gardant, jusqu’ici, d’en trahir le secret ? Forcément pas de ces remous ordinaires qui accompagnent la vie de chaque parti. Ould Abbes — ses égéries ne le lui auraient pas suggéré — n’aurait pas fait autant pour si peu. Au FLN, les agitations internes sont légion. Elles ont rarement été traitées de manière aussi brutale qu’on veuille le faire aujourd’hui. Il est arrivé même qu’elles soient évoquées comme autant de preuves de vitalité du parti.
Aussi, en brandissant le bâton, le secrétaire général du FLN ne nous apprend-il pas, incidemment, donc malgré lui, que quelques manœuvres, s’orchestrant de l’intérieur du parti, menaçaient de perturber l’ordre de marche vers 2019, autrement dit, gêner les plans convenus ? Les deux plans les plus évidents étant le soutien à la candidature de Bouteflika, s’il décide de rempiler, et l’engagement, dans le cas contraire, de l’appareil du FLN autour d’une candidature de rechange, même si elle venait à pécher par défaut de consensus interne. Vraisemblablement, Ould Abbes s’est arrêté à ce schéma qui décline une option et son alternative. Il fonctionne à ce logiciel politique. Pour le moment, du moins. C’est pour cela qu’il combat, avec entrain et acharnement, jusqu’au moindre soupçon d’autres initiatives. À plus forte raison, lorsque celles-ci menacent d’éclore au sein du FLN même. Le risque y est, justement. 


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