Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Trêve rompue

Le troisième et dernier trimestre de l’année scolaire en cours est aussi menacé de perturbations que l’a été le second, marqué, rappelons-le, par de longs débrayages du Cnapeste, particulièrement dans les wilayas de Tizi Ouzou, de Blida et de Béjaïa. Et pour cause, le syndicat a décidé de renouer avec le mouvement de grève à compter du 9 avril prochain, soit dès la deuxième semaine après la reprise des classes. Ayant déjà fait montre d’un penchant assez accentué pour les positions extrêmes, sa résolution est à prendre au sérieux. À moins d’une concession majeure de la part de la ministre de l’Éducation nationale, autrement dit d’une instruction venant “d’en haut”, comme on dit, pour éviter davantage d’enlisement pour un conflit qui a trop duré, le Cnapeste observera sa grève. Et vogue la galère ! Car le syndicat ne semble pas préoccupé, outre mesure, par les conséquences de sa décision sur la scolarité, déjà fortement perturbée, de milliers d’écoliers.
Le fait que le débrayage soit annoncé cyclique, de deux jours par semaine, ne diminuera en rien de son impact négatif sur le déroulement des cours et la préparation des examens de fin d’année. Il y a chez le Cnapeste comme une tentation irrésistible à vouloir expérimenter les positions jusqu’au-boutistes, sa volonté à surenchérir étant, par ailleurs, manifeste. Si le syndicat déterre à nouveau la hache de guerre, après une courte trêve et des rounds de négociations avec la tutelle, c’est qu’il estime qu’il en faut plus pour envisager la signature d’un armistice. Or, il se trouve que c’est, justement, ce plus que le département de Benghabrit ne veut ou ne peut pas donner : revenir sur les ponctions salariales des enseignants grévistes, entre autres.
La ministre, expliquant sa décision, évoque le respect de la réglementation et de la loi. Mais d’aucuns doutent de la sincérité d’une telle explication. Ce que Benghabrit doit craindre si elle accédait à la demande du syndicat, c’est de créer et consacrer un antécédent que d’autres syndicats viendraient faire valoir à l’avenir. Les arguments de Benghabrit n’ont pas convaincu, en tout cas, le Cnapeste, qui doit se dire que ce qui a été possible avec les radiations, doit l’être, également, pour des ponctions sur salaires. Et s’il raisonne de la sorte, c’est qu’il sait que le gouvernement est capable de laisser de son inflexion, lorsque les contingences politiques lui recommandent quelques générosités populistes.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER