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editorial / ACTUALITÉS

Trump, le va-t-en-guerre

Le président américain, Donald Trump, a confirmé une nouvelle fois auprès de l’opinion mondiale son image de personnage imprévisible, à la limite de l’insolence, foulant au pied tous les codes diplomatiques et de dialogue multilatéral tendant à construire des relations plus apaisées dans un monde qui fait de plus en plus peur. Alors que les dirigeants des grandes puissances économiques regroupés dans ce qui est convenu d’appeler le G7, dont les États-Unis sont également membre, s’étaient réunis au Canada pour tenter de parvenir à un accord permettant de rasséréner des relations commerciales en perpétuel chambardement, le locataire de la Maison-Blanche a surpris son beau monde par son refus de cautionner le communiqué sanctionnant les travaux du sommet.
Et comme pour ne pas en rajouter à son attitude arrogante à l’égard du reste du monde, c’est à travers un simple tweet qu’il a retiré son soutien à cet accord arraché après de laborieuses négociations, sabordant, ainsi, le sommet d’une manière spectaculaire.
La volte-face du président américain a choqué jusque dans le camp de ses alliés traditionnels, les Canadiens et les Européens, contre lesquels il s’est retourné sans prendre de gants, en les menaçant d’instituer des droits de douane alourdis pour les marchandises en provenance de ces pays. L’onde de choc de cette fracture qui ne dit pas son nom a d’ailleurs continué hier à produire ses effets comme le démontrent les réactions enregistrées. Le chef de la diplomatie allemande a résumé dans une de ses dernières déclarations le sentiment des Européens sur le comportement de Donald Trump, en affirmant que le président américain a “détruit une grande partie de la confiance entre les États-Unis et l'Europe”.
Et lorsqu’il ajoute que l’Europe défendra ses intérêts “de façon encore plus offensive”, il ne fait, en réalité, qu’exprimer une certaine inquiétude face à la guerre commerciale qui pointe depuis quelques mois déjà. Trump, le va-t-en-guerre, est, certes, seul contre tous, puisque ses décisions sont accueillies avec désapprobation partout dans le monde, mais, faut-il le souligner, son degré de nuisance reste considérable en raison de la robustesse de l’économie américaine. C’est de là, en effet, qu’il tire sa puissance, et il en profite à outrance, quitte à mettre à mal, y compris les alliés traditionnels de son pays.


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