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editorial / ACTUALITÉS

Un assainissement organique, pour quelle orientation politique ?

Le nouveau présidium du Front des forces socialistes (FFS) a promis un assainissement organique et il n’a pas tardé à passer aux actes. Il a tranché dans le vif, sans concession, d’une manière que certains trouveraient même un peu brutale, tant est que la “purge” qu’il a opérée a fait des victimes non pas seulement parmi un, deux, voire trois responsables, mais a concerné toute une équipe, un clan pour emprunter à la sémantique politique, un vocable bien usité chez nous.
Des sanctions inédites, si l’on juge par le nombre et la qualité des renvoyés du secrétariat national. Un renvoi groupé qui, normalement, se lit comme un prélude à une  rectification de trajectoire. Surtout que ce renouvellement politico-organique s’est accompagné d’une opération non moins significative : la réhabilitation d’anciens responsables et autres cadres marginalisés par l’équipe qui a pris les rênes du parti à la disparition d’Aït Ahmed, voire bien avant.
Ali Laskri, qui s’est montré très habile dans la manœuvre, puisqu’il a eu l’intelligence de forcer la marche vers un congrès extraordinaire du parti, a su surtout convaincre les congressistes de lui donner quitus à un retour aux fondamentaux. Les leitmotivs que la direction du parti se donne désormais laissent, en tout cas, le supposer ; pour le moins, ils laissent déduire qu’il y aura une rupture assez nette avec le positionnement sur l’échiquier politique de l’équipe sortante. Un positionnement qui faisait du FFS un parti renfermé sur lui-même, qui ne souhaitait pas se rapprocher du pouvoir et, qui, en même temps, refusait toute solidarité active avec l’opposition, laquelle a essayé, tant bien que mal, d’unir ses forces. Ce qui donnait du parti l’image d’une organisation qui se complaisait dans une sorte d’inertie, laquelle était d’autant plus visible que le FFS est l’auteur de la formule “mettre du mouvement dans le statu quo.”
Ce qu’il n’a pas réussi, sinon sa direction sortante n’aurait pas été comptable d’un échec devant le congrès extraordinaire. Reste à savoir maintenant si la nouvelle direction aura plus de réussite, à condition qu’elle veuille, bien sûr, rester fidèle au slogan. Si elle a la volonté mais aussi si elle ne s’enlise pas dans les conflits internes. Car, la riposte des sanctionnés, qui perdent statut et privilèges, n’est pas à écarter.


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