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editorial / ACTUALITÉS

Un bon client pour la justice

Ses collègues au sein de l’Exécutif ne le portaient pas dans leur cœur, surtout pour sa façon de les prendre de haut. Lui, c’est l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, coopté dans le gouvernement et à un poste qui fait saliver, que l’infortuné patron d’Elsecom vient de rappeler au souvenir (mauvais) de nombre d’investisseurs algériens parmi les plus honnêtes. L’homme, qui est arrivé sur la pointe des pieds au pouvoir, a vite campé le rôle de l’incontournable décideur qui a droit de vie ou de mort sur les projets d’investissement industriels. Il fera même dans le zèle lorsqu’il dut, à la demande certainement de plus hauts placés que lui, au point de blacklister des opérateurs économiques dont il sabordera les projets d’investissements pour que “les amis” n’aient pas à souffrir de la concurrence. Mais cela ne lui a pas garanti la longévité de son magistère. Il est arrivé un moment où il a dû, tout-puissant qu’il prétendait être, plier bagage. Même son parti, le RND, l’a trouvé encombrant. Ahmed Ouyahia lui a indiqué la porte de sortie. Il s’est exécuté sans demander son reste. Après le scandale des Panama Papers, il n’était plus en position de négocier. Il l’était encore moins du fait de sa proximité soupçonnée avec les lobbies de différents bords.
Comme on finit par toujours être rattrapé par ses actes un jour ou l’autre, l’ancien ministre de l’Industrie n’y a pas échappé. D’abord, les accusations portées contre lui par le doyen des concessionnaires, M. Achaïbou, qui a vu tous ses projets finalisés bloqués. Le ministre voulait de l’argent.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, dévoile, dans un point de presse, le bradage de la SNTA à des Émiratis. Il y a lieu de rappeler également le comportement indigne d’un ministre envers le président du groupe Cevital lors de la tenue d’un forum d’affaires algéro-britannique, sponsorisé par le groupe, ou le mensonge proféré par cette même personne quant aux équipements acquis par Brandt pour son usine de Sétif. La liste est si longue que la justice n’aura aucune difficulté à s’autosaisir pour ouvrir une enquête sur, au moins, deux accusations : le bradage de la Snta et le chantage opéré contre un doyen dans la filière de l’automobile, en l’occurrence  l’ancien patron de la marque Kia et Suzuki.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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1 réactions
azar le 03/02/2018 à 23h39

La justice saura-t-elle jouer son rôle de protecteur de l'économie nationale mais aussi des honnêtes citoyens victimes de telles prédations ?

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