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editorial / ACTUALITÉS

Un entêtement dangereux

L’année 2017 a enregistré une flambée des prix des produits de large consommation. Ces hausses touchent, aujourd’hui, le rond à béton et le bois, des produits sensibles dans le domaine de la construction. À la source de ces augmentations, les limitations aux importations imposées par les licences d’importation. Le gouvernement ne s’en inquiète pas. Sans tenir compte de l’avis de plusieurs spécialistes et des incidences négatives de cette mesure, le gouvernement Ouyahia a reconduit le système de licences d’importation comme principale mesure de rationalisation du commerce extérieur. En un mot, il poursuit, sans s’alarmer de ces conséquences, le régime des restrictions. Cet entêtement a un prix. L’économie nationale souffre, déjà, des effets de cette politique : des importations en hausse en valeur et une offre nationale perturbée par les limitations dans l’approvisionnement d’une partie des producteurs ou des entrepreneurs, une filière BTPH menacée par le renchérissement des matériaux de construction.
Au demeurant, le nouvel Exécutif ne s’est, nullement, préoccupé d’évaluer le système des licences d’importation institué depuis 2015. En fait, sa gestion s’avère désastreuse. En clair, on a offert à une poignée de fonctionnaires peu formés aux arcanes du commerce international et non accompagnés de spécialistes la maîtrise du commerce extérieur. Résultat des courses, on a assisté à des interventions hasardeuses sur les marchés internationaux induisant une flambée des cours, notamment du ciment et des aliments de bétail, à des mauvais choix de timing, ainsi qu’à de longues tergiversations en raison de conflits d’intérêts à la source des pénuries qui ont touché en particulier l’automobile. À cela s’ajoute une grande opacité qui fait courir des rumeurs sur des attributions irrégulières  de quotas à des barons de l’import-import.
En fin de compte, le gouvernement censé protéger le pouvoir d’achat de la majorité des citoyens semble s’en laver les mains au nom de calculs macroéconomiques. Comme si la maîtrise de l’inflation ne faisait pas partie de ces équilibres. Comme un serpent dangereux, ces récurrentes hausses des prix qui réduisent le pouvoir d’achat des citoyens risquent de saper l’objectif de paix sociale que veut à tout prix atteindre le Premier ministre Ouyahia, à la veille de la présidentielle 2019.


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