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editorial / ACTUALITÉS

Un gouvernement pour le 5e mandat

Qui veut voyager loin ménage sa monture. Rien n’est plus juste. Cette maxime, fruit d’un savoir empirique, semble avoir inspiré les égéries qui s’affairent, méthodiques, loin des feux de la rampe, à réunir les conditions d’un maintien de Bouteflika aux commandes au-delà de 2019. Contraint par la maladie à mener sa campagne électorale par procuration, comme lors du quatrième mandat, en 2014, le chef de l’État sortant a besoin, pour cette mission, d’un attelage gouvernemental sur qui compter.
Un gouvernement qui aura plus à faire de la politique qu’à s’occuper de l’intendance, autrement dit un Exécutif où le profil politique devra dominer. C’est, dans ce but, qu’est organisé, en ce moment, un grand casting au Palais d’El-Mouradia. Une consultation, pour rester sur des vocables appropriés, qui associe leaders de formations politiques dites “du pouvoir” mais aussi des personnalités susceptibles d’aider à la réélection de Bouteflika, laquelle connaîtra des difficultés, assurément.
Pour sûr, en effet, car, il n’est point aisé de convaincre l’électorat qu’il est judicieux de reconduire le président de la République sortant, lui qui finit un mandat, le quatrième successif, impotent, sans la moindre adresse directe au peuple et sans s’acquitter de ce qui lui revient d’accomplir comme activités de terrain. Et ce n’est certainement pas un gouvernement, à l’instar de l’actuel, qui éviterait ces difficultés. Cela, ceux qui insistent sur “la continuité” du règne de Bouteflika ne peuvent l’ignorer. Ils doivent le savoir, eux qui ont, certainement, déjà mesuré le degré d’impopularité de l’équipe Ouyahia. L’autre raison qui pousserait à une reconfiguration de l’Exécutif procéderait, sans nul doute, du besoin éprouvé à élargir le consensus autour de la candidature de Bouteflika. Et le mieux qui a été imaginé comme formule, c’est d’intégrer dans le gouvernement les partis qui se sont prononcés pour le 5e mandat, qui en ont appelé surtout.
Le MPA, TAJ et autres ANR, formations qui gravitent dans la périphérie du pouvoir, pourraient y faire leur retour. Cela élargirait l’aréopage des adeptes de la prolongation du règne de Bouteflika et répandraient l’illusion de consensus, laquelle suffira, car, pour le reste, le pouvoir sait organiser ses victoires. Il en a de l’expérience.

 


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