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editorial / ACTUALITÉS

“Un message”… dans le message

Une fois n’est pas coutume, il y a vraisemblablement un vrai message de Bouteflika dans… le message de circonstance du président de la République à l’occasion de la célébration, aujourd’hui, de la Fête de l’indépendance et de la jeunesse.
“La volonté et l’amour de la patrie nous aident toujours à surmonter les difficultés et à relever les défis quelles qu’en soient les proportions”, écrit le chef de l’État qui a pris le soin de préciser qu’il s’agit d’un “message à nos jeunes en particulier”. Il semble bien que c’en est un. Certes, un peu codé, mais assez éloquent pour que le lecteur en saisisse le sens : ni l’immensité de la tâche, ni la complexité de la conjoncture politique, économique et sécuritaire, ni encore son état de santé ne sauraient être des obstacles insurmontables devant le cinquième mandat. Il va donc continuer à consentir des sacrifices par “amour de la patrie”. C’est presque dit : Bouteflika est partant pour un nouveau quinquennat et ceux qui l’ont appelé à rempiler peuvent s’en réjouir et même se rassurer quant à leur avenir. Sans, toutefois, crier victoire, sachant que, d’ici à avril 2019, nous aurons à vivre un été dont nous ne sommes qu’au début et qui est déjà chaud, un automne et une rentrée sociale incertaine, puis un hiver durant lequel beaucoup d’eau pourrait couler sous les ponts…
En effet, hormis le message sibyllin de Bouteflika quant à ses intentions, il y a aussi, dans le message de circonstance du 5 Juillet, une demi-vérité et une évidence, voire une lapalissade, qui ne rassurent pas.
La demi-vérité d’abord : “La volatilité des marchés internationaux et la chute des cours du pétrole durant les années 80 étaient à l'origine,  malheureusement, d'une crise économique, puis politique et sécuritaire dans notre pays”, écrit Bouteflika. Inquiétant, oui, car il y a, dans cette “analyse”, une occultation assumée des véritables causes politiques d’Octobre 88 et des drames et des échecs qui s’en étaient suivis. Une occultation qui n’augure rien de bon pour l’avenir immédiat du pays, sachant qu’elle risque d’être reconduite pour les cinq ans à venir.
L’évidence, ensuite : “Beaucoup reste encore à faire…” En l’occurrence, il s’agit d’un aveu d’échec : la diversification de l’économie est une promesse qui date de 20 ans et les obstructions à la promotion de la démocratie d’au moins autant. “Le sens civique”, lui, a laissé place à une corruption institutionnalisée. Il y a des situations où l’amour de la patrie et la volonté sont dérisoires…


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