Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

Un mystère politico-financier

La nouvelle, bien que passée presque inaperçue, est plus que surprenante : en ces temps d’austérité, le projet de loi de finances 2018 prévoit une hausse du budget de la présidence de la République ! Alors qu’on a “osé” revoir à la baisse les dotations financières respectives de départements que l’on croyait à l’abri des coupes budgétaires, tels que ceux de l’Éducation ou de la Santé, et au moment où l’enveloppe allouée au ministère des Affaires étrangères connaît aussi une réduction notable, on consacre davantage d’argent à la plus haute institution de l’État.
Jusqu’ici, les rédacteurs du projet de loi de finances n’ont pas daigné justifier cette hausse qui intervient dans une conjoncture financière difficile qui, rappelons-le, a fondé un appel répété du chef de l’État aux Algériens, leur demandant de serrer la ceinture, le temps que passe la crise. Voilà donc un sacrifice que les Algériens ne comprendront pas, tant que l’on ne leur aura pas indiqué la destination de cette dotation supplémentaire destinée à la présidence de la République dont le parc roulant, par exemple, augmentera de 14% par rapport à l’exercice en cours. Il faut espérer que nos députés demanderont, lorsque le budget 2018 sera débattu à l’Assemblée, de plus amples explications sur l’affaire.
Une affaire, c’en est bien une, en effet. Une affaire à la fois financière et politique. Car elle reste sujette à maintes interprétations. S’agit-il de quelque “caisse noire” dont on userait de manière discrétionnaire ? Quel usage serait fait de cette manne ? La réserve-t-on à négocier la succession de 2019 ? D’autres iraient sans doute plus loin et évoqueraient “l’achat de consciences”, “la distribution d’enveloppes à la clientèle politique”, une pratique qui, il faut bien l’admettre, n’est pas étrangère à notre système politique.
Mais il ne faut pas se leurrer : le mystère de cette mesure financière demeurera entier et le projet de loi de finances passera à l’Assemblée puis au Sénat, tel qu’il a été concocté en haut lieu ; notre Parlement est fait pour cela. Et notre Cour des comptes est juste bonne pour accabler, à la demande, ceux qui oseraient “cracher dans la soupe”. C’est aussi à la lumière du mode de législation et de contrôle financiers que se jauge le degré de démocratie d’une gouvernance.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Fraternity le 30/10/2017 à 15h28

L'augmentation de "cette dotation" s'explique plausiblement par les opérations barbouzes du pouvoir, dont il a le secret, arrestations des opposants gênants (ex général B/hadid..), et le financement des opérations de propagande à la gloire de son excellence (Zaouis, Omra, voyages..) et l'association de malfaiteurs qui l'entoure. Quant à l'education nationale, le régime inculte préfère baisser le budget d'équipement et de fermer les cantines scolaires,pour des enfants de l'Algérie profonde !!

Commentaires
1 réactions