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editorial / ACTUALITÉS

Une affaire nationale !

Alors que le blocage du projet de Cevital à Béjaïa, décidé, exécuté et entretenu au mépris du droit, dure depuis près de 500 jours, il se confirme aujourd’hui que le gouvernement a opté pour une posture de dos rond face à une violation avérée des lois de la République. Du coup, et de rebondissement en rebondissement, la preuve de l’assentiment des autorités ou, tout au moins, de leur impuissance à faire respecter le droit est désormais faite. Les pouvoirs publics assistent en effet, sans broncher, à un dépassement flagrant, caractérisé et dûment signé
par son exécutant qui fait montre, plus que jamais, d’un zèle à toute épreuve à l’égard de ses commanditaires qui lui assignent de poursuivre la besogne.
On peut comprendre que le gouvernement soit ainsi réduit à se voiler la face devant un pareil scandale qui fait des vagues aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. C’est là une attitude propre à tous les pouvoirs dépourvus de légitimité. Ce que l’on s’explique moins, c’est le silence et la passivité de ces vrais élus (ils existent) et, plus généralement, de ces militants connus et déclarés qui activent au sein ou en dehors de partis politiques, toutes tendances confondues, ou encore dans le monde syndical ou associatif.
Car, enfin, ne voient-ils pas que ce piétinement du droit, commis à ciel ouvert pour bloquer le projet de Cevital, constitue un précédent grave qui va, dans un proche avenir, rendre possibles,
voire inévitables et même banales, toutes sortes de violations de droits non seulement économiques, mais aussi politiques, sociaux et culturels ?
L’intervention de l’expert financier Ferhat Aït Ali vient à point nommé pour nous alerter sur la faillite économique que cette faillite du droit va finir, inexorablement, par provoquer. C’est dire que le blocage de l’investissement de Cevital n’est pas une affaire de Cevital, ni même des opérateurs économiques dont certains ont montré qu’ils étaient sensibles aux enjeux de ce dossier. Car, au fond, nous sommes bel et bien face à une affaire nationale dont les péripéties passées, mais surtout celles à venir vont déterminer, dans une large mesure, la crédibilité de nos élus, de nos élites, de nos partis politiques et de nos organisations syndicales, professionnelles ou associatives. Et, partant, leur capacité, chacun dans sa sphère, à jouer leur rôle d’avant-garde, à défendre leurs droits et ceux des citoyens qui leur ont accordé leur confiance et leurs suffrages. Ce qui revient, au final, à protéger les intérêts du pays que d’aucuns mettent à mal en bafouant les lois.


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