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editorial / ACTUALITÉS

Une aubaine pour la justice

Une nouvelle fois, Abdeslam Bouchouareb est cité dans une affaire scabreuse. Incriminé par le passé dans le cadre d’une enquête journalistique internationale sur l’évasion fiscale et le transfert de devises, l’ex-ministre fait face, cette fois-ci, à une accusation portée contre lui par un homme d’affaires algérien qui a décidé de s’exprimer ouvertement et publiquement. Contrairement à l’affaire des Panama Papers, l’accusation, cette fois-ci, est directe et plus terre à terre : M. Bouchouareb aurait exigé le versement d’un pot-de-vin pour que M. Achaïbou, patron du groupe Elsecom, puisse investir dans le secteur du montage automobile.
L’accusation est grave et sans commune mesure avec une quelconque “révélation” d’origine douteuse, à l’exemple de ce qu’on lit, de temps à autre, sur les réseaux sociaux. Ici, la patrie accusatrice, M. Achaïbou, en l’occurrence, s’exprime à visage découvert. Ce qui en dit long sur sa disponibilité à assumer la responsabilité de ses propos, et, le cas échéant, à faire la démonstration de ce qu’il avance.
Cette affaire est donc une aubaine pour la justice si réellement elle peut, en toute indépendance, jouer le rôle qui est le sien dans la lutte contre la corruption. Une aubaine aussi pour le gouvernement qui a ainsi la latitude d’agir en parfaite adéquation avec ses engagements maintes fois répétés et ceux qu’il a pris, tout récemment, lors du Sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba sous le thème : “Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l'Afrique.” Présent à ce sommet d’Addis-Abeba, notre ministre des Affaires étrangères a promis que, durant cette année 2018, la gouvernance en Afrique sera marquée par la lutte contre la corruption. Dans ces conditions, quoi de mieux pour entamer  cette année par une enquête sur des actes de malversations endossés à un ex-ministre qui aurait usé de sa fonction pour tenter de soutirer un “bakchich” à un homme d’affaires ?  
Il est, par ailleurs, important que toute la lumière soit faite sur cette affaire, car si celle-ci venait à être ignorée comme d’autres, elle ne mettrait pas en doute seulement la crédibilité du gouvernement et de la justice, mais aussi le bien-fondé du processus de mise en place d’une industrie de montage automobile en Algérie et, au-delà, toute la politique industrielle du pays.


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