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editorial / ACTUALITÉS

Une bien mauvaise année…

L’année 2017 a été bien mauvaise à bien des égards pour l’Algérie, mais elle s’achève indéniablement sur une note d’espoir. Pas seulement parce que le spectre d’une sécheresse catastrophique s’est éloigné après les pluies abondantes de ces derniers jours,  mais aussi parce qu’“il a plu”, non pas du ciel mais du sommet de l’État, une décision salutaire que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier d’“historique” : celle qui fait désormais de Yennayer, jour de l’an berbère, une fête nationale, chômée et payée.
Cette mesure politique, prise quasiment dans les “temps morts” de cette année qui s’en va, ne suffira pas, toutefois, à sauver le bilan global d’un exercice où la gouvernance, confrontée à une crise financière qui n’avait pas été anticipée, aura surtout brillé par des tâtonnements, des cafouillages, des couacs, des revirements et autres esclandres politiques. Des faits dont certains ont des relents de scandales politiques qui achèvent de mettre en évidence un délitement des institutions dont on observe les signes depuis quelques années déjà. Les remaniements gouvernementaux, la gestion des dossiers d’importation, de l’industrie automobile ou encore des investissements économiques montrent, de manière limpide, que des conflits claniques sont omniprésents et pèsent lourd dans la décision politique. Et que, par conséquent, les institutions de la République sont loin de disposer de l’autonomie qui doit caractériser leur action, laquelle ne devrait obéir qu’aux lois.  Et encore, la confection même de celles-ci semble ne pas échapper aux interférences de forces extraconstitutionnelles : un projet de loi, dont le processus d’élaboration avait été entamé, a bel et bien été stoppé en chemin puis retiré, sans autre forme de procès, alors qu’il avait été adopté en Conseil des ministres ! L’année 2017 aura été également marquée par le scandale du blocage injustifié d’un important projet d’investissement qui avait obtenu toutes les autorisations exigées par la loi et qui avait même bénéficié des avantages de l’Andi : celui du groupe Cevital qui se propose de réaliser une usine de trituration de graines oléagineuses à Béjaïa et qui se trouve empêché, à ce jour, par le DG du port de cette ville qu’aucune autorité n’a daigné rappeler à l’ordre !
Oui, l’année 2017 aura été mauvaise pour l’Algérie et il faut une sacrée dose d’optimisme pour espérer mieux l’année prochaine. Mais restons optimistes : bonne année 2018.


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