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editorial / ACTUALITÉS

Une chose et son contraire

Ahmed Ouyahia s’est jeté, le week-end dernier, dans la campagne électorale en faveur de sa formation, le RND. Mais, faut-il le relever, entre son aspiration à se positionner en avocat en chef d’un régime à bout de souffle et sa propension à accabler l’opposition pour tous les maux qui rongent le pays, le Premier ministre donne l’impression d’avoir perdu la boussole, se fourvoyant dans des contradictions qui ne doivent pas rassurer le commun des citoyens. Les dernières déclarations de l’homme à la double casquette, l’une institutionnelle et l’autre partisane, sont une anthologie de la dissonance et de l’incohérence du discours politique, au moment où la grave crise financière qui s’abat sur le pays recommande plutôt une politique de rassemblement et de mobilisation de toutes les forces vives de la nation pour exorciser les démons d’un effondrement presque inéluctable de l’État. On ne sait si c’est par manque de cohérence ou de sérénité, M. Ouyahia ne sait, visiblement, plus sur quel pied danser. Après avoir brossé, lui-même, il y a quelques semaines, un bilan des plus inquiétants de la situation générale du pays pour justifier le recours à la solution extrême de la planche à billets, le Premier ministre a confié à son sosie, patron du RND, la mission de faire l’éloge de “l’épopée” de l’ère Bouteflika. Entre Dr Jekyll et Mr Hyde, Ouyahia continue de discourir sans prendre le soin de garder le cap d’une ligne directrice cohérente, pourtant nécessaire en cette période difficile. Plus étrange encore, cette éternelle et inutile diatribe du chef du RND contre l’opposition à laquelle il ne cesse de dénier le droit de se prononcer sur les problèmes que vivent les Algériens et les multiples dérives et errements qui continuent d’accompagner une gestion des plus désastreuses des affaires du pays. Pourtant, il suffit de répondre à la question : “Qui était aux commandes du pays durant toutes ces années ?” pour situer, et de manière précise, les responsabilités dans la forfaiture générale qui fait que l’Algérie, après avoir dépensé la bagatelle de 800 milliards de dollars, demeure, aujourd’hui, l’otage des recettes pétrolières. Et lorsque le patron du RND enfourche sa monture pour dénigrer les voix qui s’élèvent contre l’influence grandissante du pouvoir de l’argent sur les institutions, c’est une autre contradiction qui s’ajoute à ses nombreux reniements. Et pour cause, il était lui-même une des premières personnalités politiques à avoir dénoncé ces liaisons dangereuses. À trop vouloir plaire aux maîtres du moment, l’homme aux deux visages risque d’y laisser bien des plumes.


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1 réactions
Fraternity le 06/11/2017 à 14h29

Abraham Lincoln disait: aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir le mensonge. Il se trouve que Moh-la triche accumule les mensonges et les contre-vérités à outrance..Il ne se rappelait même de ses discours-instructions.. Sa mémoire est défaillante et saturée. Les services qu'ils ont érigé en caporal du pouvoir devraient lui inculquer la mémorisation des mensonges. Mais à son âge je doute fort que c'était déjà trop tard.

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