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editorial / ACTUALITÉS

Une hirondelle ne fait pas le printemps

Le président de la République vient d’instituer le 18 janvier, Journée nationale de la commune.  Soit, mais faut-il y voir pour autant une volonté politique à repenser le rapport – jusqu’ici dominant, parfois même bloquant — entre l’administration centrale et les collectivités locales ? Pas nécessairement. Les Assemblées locales ne se porteraient pas mieux, du fait seulement de l’institution de la journée. Il n’y a pas là, en tout cas, un gage de développement des communes. Il y a eu, par le passé, l’institution d’autres journées sans que cela se répercute positivement sur les secteurs ou les activités concernés. Parfois, c’est même le contraire qui se produit. À ce titre, le cas de la presse est édifiant. Cette dernière, et le constat est aisé à établir, ne s’est pas mieux portée depuis 2013, année où le chef de l’État a décrété le 22 octobre, Journée nationale de la presse. Au contraire, depuis, sa situation est allée de mal en pis, avec davantage de sevrage publicitaire induisant un étouffement financier, voire carrément la ruine et la disparition de journaux. Cela pour dire qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Le développement de la commune a besoin non pas de l’institution d’une journée, souvent prétexte à regroupements, même si de telles haltes peuvent s’avérer utiles, mais de la mise en place des cadres juridique, institutionnel et politique qui libéreraient les initiatives. La réforme de la fiscalité et la redéfinition des prérogatives des élus, entre autres, passent pour être la condition sine qua non pour l’impulsion de la dynamique du développement local. Car il n’est point censé d’exhorter les élus locaux d’œuvrer à honorer leurs promesses et engagements envers leurs électeurs et les citoyens de leurs communes de manière générale s’ils n’ont pas la possibilité de décider, d’entreprendre et de gérer, si l’interférence de l’administration agit en frein. On peut citer plus d’une situation où l’APC est désarmée face aux problèmes qui lui sont posés. Mais on se résumera à citer le cas du logement social, un dossier, des plus explosifs qui soit, dont la gestion n’est pas du seul ressort de la commune, mais aussi de la daïra, un démembrement administratif qui n’a, peut-être, plus raison d’exister, à présent que nombre, pour ne pas dire tous les services qu’il assurait, relèvent désormais de la compétence de l’APC.


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