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editorial / ACTUALITÉS

Une histoire, des impostures !

À force de triturer, de manipuler l’histoire, on finit fatalement par la pervertir. Et c’est la porte ouverte à toutes les impostures. En ce 62e anniversaire du Congrès de la Soummam, l’on continue à évoquer avec une sémantique “écrémée” la charte qui a fondé l’État algérien moderne. Deux événements avec le même anniversaire en temps de lutte devraient donner un sursaut d’imagination à nos politiques.
Que d’illusions ! Ni le haut fait d’armes de Zighoud, le 20 Août 1955, encore moins le Congrès de la Soummam, le 20 Août 1956, n’ont provoqué le sursaut, même littéraire, de ceux qui se réclament héritiers légaux de cette “resplendissante” phase historique qui a étonné le monde entier.
Est-il d’ailleurs perceptible ce dramatique glissement sémantique dans la littérature partisane des revendicateurs attitrés de cet héritage national réduit par les tenants du pouvoir à un “butin d’indépendance” ? L’on évoque d’ailleurs, insidieusement, le texte fondateur de “la Soummam”, 62 ans après, pour meubler un discours circonstanciel, louant la vision de ses concepteurs, mais sans jamais dire la vérité. Toute la vérité. Autant est-il louable de saluer l’acte héroïque de Zighoud en 1955, autant aurait-il été tout aussi louable de respecter et surtout d’appliquer la Charte de la Soummam qui, doit-on le rappeler aux “héritiers” légitimes, était le principe fondateur de la République algérienne moderne. S’enorgueillir, aujourd’hui, de ramener à la mémoire ces “fabuleux” événements à pratiquement des slogans politiques, pour ne pas dire électoralistes, s’avère plutôt un procédé “malveillant” dans une conjoncture qui reproduit le culte de la personnalité qui a traversé les années 1960-1970, dont les séquelles sont encore perceptibles aujourd’hui. Suffit-il, en définitive, de réhabiliter les hommes pour réhabiliter l’histoire ? Rien n’est moins sûr. Parce qu’au constat, il est regrettable de voir se mêler, à la même occasion, la glorification et la trahison, même étouffée. Parle-t-on encore, 62 ans après, d’écrire l’Histoire, la vraie ?


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