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editorial / ACTUALITÉS

Université : péril en la demeure

L’université Mohamed-Boudiaf de M’sila a produit un rapport portant sur un programme stratégique de développement sur le moyen terme. Le document recense les insuffisances et les problèmes qui rongent l’université algérienne à tous les niveaux. Le mal est patent et dure depuis des années sans que les différents acteurs tirent la sonnette d’alarme pour une réelle refonte de ces établissements du savoir qui ne cessent de connaître une descente aux enfers. Dans les années 70, l’université était cet édifice où chaque Algérien rêvait de voir sa progéniture avoir sa place dans l’amphi, cet autre endroit emblématique, synonyme d’une passerelle vers la lumière. Ce lieu du savoir était, dans ces années fastes, le seul à donner des sueurs froides au régime autoritaire de l’époque et était en même temps la destination préférée pour les étudiants du continent.
Ce constat fait, quel est, aujourd’hui, l’état des lieux de ces universités qui font plus dans le nombre que dans la qualité ? L’absence d’une vraie organisation estudiantine a abouti à une démobilisation intra-muros où la chambre devient un dortoir, où les activités culturelles sont quasiment bannies parce que les islamistes ont pris en otage, par leur nombre, ces temples de la diversité d’opinions où la contradiction constructive était un des leitmotivs.
Aujourd’hui, les lieux de convivialité et d’espaces d’expression sont absents des amphis et des cités U, les critères de sélection pour l’examen des doctorats ne sont pas respectés puisque même la triche et le plagiat s’y sont installés.
Il est dommage que l’État, qui consent un budget important, soit peu regardant sur le chapitre des affectations. Celui des moyens et des instruments pédagogiques est le moins loti par rapport à celui du transport ou de la restauration où le repas est encore à… 1,20 Da !
Extra-muros, l’université peine à créer une interaction avec l’environnement socioéconomique, synonyme du marché du travail, à la fin des études. Il y a réellement péril en la demeure, surtout que cela concerne la relève de demain.
Les autorités doivent se poser la question sur le nombre d’étudiants, d’année en année plus important, qui se bousculent devant les instituts étrangers pour obtenir un visa d’études.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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