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Enquête

Bidonvilles : Un problème en béton

“Le problème des bidonvilles est comme une boule de mercure, dès qu’on la prend dans la main, elle s’échappe entre les doigts”, dira M. Naït Saïda, responsable de l’urbanisme au ministère de l’Habitat. Il explique qu’il n’y a pas de statistiques récentes concernant le nombre de la population vivant dans les bidonvilles. “Les dernières statistiques remontent à 1998 ; depuis nous n’avons pas fait d’autres campagnes de recensement. Il est à signaler que le recensement de la population des bidonvilles se fait tous les 10 ans.” Une nouvelle campagne a été lancée. Mais ses résultats ne seront pas connus avant quelques mois. “Il est impossible de recenser tous les bidonvilles car ils évoluent du manière incroyable. Cela rend la tâche plus difficile.” Selon des statistiques qui remontent à juillet 2003, il y a 544 202 habitations précaires, dont 151 201 baraques construites en zinc et en matériel récupéré,  158 420 construites en toub et 211 307 bicoques en parpaing et brique. “Ces données ne sont pas des statistiques officielles et fiables. C’est un document technique de travail qui risque d’être changé à tout moment”, précise M. Naït Saïda. Il dira également qu’il y a 54 467 bidonvilles qui ont été éradiqués à l’échelle nationale, dont 7 641 à Alger et 8 087 à Constantine.  Dans son édition de mars 2004, la revue Cnep-News rend compte du rapport sur la stratégie de l’habitat, élaboré en 1998 par le ministère de l’Habitat. Ce rapport indique que le parc national de logement est composé de 3,5, millions d’unités, dont 400 000 logements précaires, 800 000 logements en état de dégradation bien avancé. La revue a noté que le taux d’occupation par logement est de 7,4 personnes et que le déficit global est évalué à 1,2 million de logements, tout en soulignant que “la progression annuelle de la demande de logements avoisine 3%”.
Par ailleurs, “l’évaluation de l’offre de logements est plus indécise, compte tenu de l’inexistence réelle d’un marché immobilier et de l’absence de données statistiques fiables”. Cela dit, l’offre de logements venant des promoteurs privés représente moins de 10% de l’offre globale. La demande de logements émane essentiellement, dit-on, des épargnants de la Cnep- Banque.

N. A.