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A la une / Enquête

Kaouther Rabhi, prÉsidente de l’AECA

“Financièrement, c’est très difficile”

©D. R.

L’Association des étudiants et des cadres algériens (AECA) existe depuis 2013. Elle vient en aide aux arrivants sur les campus français et les jeunes diplômés en recherche d’emploi.

Liberté : Vous organisez régulièrement des journées d’information pour les étudiants algériens en France. Que leur proposez-vous comme accompagnement ?
Kaouther Rabhi :
Les étudiants algériens qui arrivent en France sont généralement perdus. Ils sont confrontés à une série de difficultés dont le logement. Certains ont la chance d’être hébergés par la famille ou des amis, mais d’autres louent des chambres d’hôtel en pensant trouver rapidement un toit. Or, financièrement, c’est très difficile surtout quand ils n’ont pas encore du travail. Nous essayons donc de les aider en leur proposant des hébergements provisoires chez nos bénévoles. Nous les informons également des démarches à suivre, comme demander une chambre universitaire sur les quotas réservés aux étudiants étrangers. Chaque année au mois d’avril, le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) lance une campagne de location de chambres. Or à cette période, les étudiants encore en Algérie sont plutôt préoccupés par la réussite de leurs examens de sélection organisés par Campus France.

Le problème d’argent semble constituer donc un véritable handicap pour notre communauté estudiantine.
Tout à fait. Il y a d’abord cette somme de 7000 euros que chaque étudiant doit avoir en arrivant en France. Beaucoup font comme ils peuvent pour gonfler leurs comptes en banque en s’endettant.
Mais l’argent part très vite, car les dépenses sont nombreuses. Des étudiants mal renseignés pensent qu’ils peuvent travailler très rapidement. Or, ce n’est pas toujours possible, car ce droit est tributaire de l’obtention préalable d’un titre de séjour.
Dans la région parisienne, certaines préfectures ne le délivrent qu’au bout de six mois. S’agissant de l’autorisation de travail demandée aux Algériens, il faut savoir que celle-ci est fournie quasi automatiquement, mais beaucoup d’employeurs l’ignorent et refusent de ce fait de recruter les étudiants algériens. Réduits à la précarité, des étudiants se tournent souvent vers l’assistance sociale sur les campus qui, le cas échéant, les envoie à la Croix-Rouge.

Outre les étudiants, l’AECA offre également ses services aux jeunes cadres algériens. En quoi consiste cette assistance ?
Nous contribuons, en effet, à l’insertion professionnelle des nouveaux diplômés algériens à travers des ateliers de formation et d’information.
Nous les éclairons sur leurs droits et les démarches à suivre pour trouver un emploi. Nous organisons également des sessions de coaching.

Propos recueillis par :  S. L-K.


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1 réactions
Brahms le 15/04/2017 à 9h38

Très peu d'étudiants ou étudiantes reviennent aux pays. Ils veulent juste les bourses algériennes puis une fois le diplôme en poche cherchent un mari ou une femme en France puis bye bye l'Algérie. Il faut être sérieux ou sérieuse.

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