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A la une / Enquête

Régularisation des victimes des violences domestiques

Les papiers de la douleur

Parmi les Algériennes en détresse qui frappent à la porte d’Arab Advice Bureau, beaucoup sont en quête d’une assistance juridique pour obtenir, des services de l’immigration, une autorisation de séjour définitif qui leur permettra ainsi qu’à leurs enfants d’avoir accès à l’aide de l’État en matière de logement et d’allocations. Ces femmes, victimes de violences domestiques, ont été, soit abandonnées par leurs conjoints, soit ont fui le domicile conjugal pour un refuge ou chez des proches. Elles n’ont pas de papiers, car elles ont dépassé le délai de probation (de deux ans) octroyé aux épouses étrangères des ressortissants britanniques, en perspective d’une régularisation définitive. Dans les lois migratoires britanniques, fixant les conditions de séjour permanent aux étrangers, une disposition particulière accorde à ces femmes le droit de rester sur leur terre d’accueil. Selon le Home Office, cette exemption vise à les protéger ainsi que leur progéniture. Pour soutenir leur requête, les concernées doivent néanmoins apporter la preuve des violences qu’elles ont subies, dont des certificats médicaux, des rapports de police et une preuve de l’intervention des services sociaux. Mais rares sont celles qui osent aller se plaindre au commissariat du coin ou pousser la porte des urgences médicales. “Les Algériennes ne connaissent pas leurs droits”, observe Saâdia
Moh d’AAB.

S. L.-K.