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A la une / Enquête

Enquête

Les prix s’envolent

Les prix dans le marché de gros sont plutôt cléments et ne justifient nullement la hausse opérée à quelques jours du mois de Ramadhan dans les différents marchés de détail qui donnent l’impression de s’être donné le mot. Ainsi, au marché de Bab El-Oued, la pomme de terre, cédée entre 5 et 6 DA au marché de gros, a atteint les 45 DA au détail. Les oignons, qui ont atteint les 45 DA au détail, leur prix est de 15 DA au marché de gros. L’aubergine et la carotte sont cédées à, respectivement, 10 et 15 DA, elles sont écoulées à 50 et 55 DA le kilo au détail. Le piment et le poivron sont cédés au marché de gros à 25 et 30 DA ; au marché de détail, ils ont dépassé les 80 DA le kilo. La tomate coûte 10 DA au marché de gros alors qu’elle est affichée à 50 DA au détail. Le kilo de citron est à 100 DA, au prix de gros, il varie, selon la qualité, entre 50 et 70 DA. Les prix des fruits culminent au marché de détail, alors que les fruits de saison sont en abondance. Au marché de gros, la pomme est proposée à 20 DA, les raisins, le cardinal, est de 25 DA et le gros noir est de 45 DA, le melon à 40 DA et la pastèque est de 18 DA, ces mêmes fruits sont inabordables au marché de détail. Le melon est à 100 DA le kg, la pastèque à 30 DA et les pommes Royal Gala entre 50 et 70 DA le kilo. Les raisins tournent autour de 130 DA. En dépit des récentes mesures prises par le gouvernement, la hausse des prix de fruits et légumes a commencé dans les marchés de détail il y a une semaine, alors que le président des mandataires nous a assuré que ces prix n’ont pas bougé au marché de gros. “L’année dernière, rappelle-t-il, nous avons demandé une réunion urgente avec le ministre du Commerce et les acteurs concernés de la chaîne de production, de commercialisation et de distribution des fruits et légumes pour essayer, de concert, d’apporter des solutions définitives mais, jusqu’à l’heure actuelle, nous n’avons eu aucune réponse. Je ne sais pas pourquoi les autorités ne veulent pas mettre à plat les problèmes pour en débattre dans la transparence et trouver une sortie de crise effective.”
Le président Bouteflika, en conseil des ministres en 2009, consacré en grande partie à la flambée des prix des produits alimentaires durant le mois de Ramadhan, a reconnu l’échec de la politique commerciale menée depuis des années, en affirmant que “la maîtrise de la régulation du marché, notamment à l'occasion du mois de Ramadhan, a révélé ses limites, face aux effets de la libéralisation incontrôlée des circuits de distribution, aggravés conjoncturellement surtout par des pratiques spéculatives et parasitaires, au détriment des citoyens et à l'encontre de la portée spirituelle du mois de Ramadhan. J'entends qu'aucune règle de liberté du commerce ne soit invoquée à l'avenir pour justifier la limitation des capacités de l'État à imposer des pratiques commerciales loyales et à réprimer les spéculations qui nuisent aux citoyens”. Et pourtant, en faisant le constat de la situation, c’est cette même politique qui invoque la liberté des prix qui est de mise même après que l’ancien ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub, eut quitté le gouvernement par la petite porte.