Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Enquête

Enquête

L’univers carcéral des centres de rétention

Dans leurs témoignages, les pensionnaires des centres de rétention décrivent leur lieu d’incarcération comme des prisons proprement dites. N’ayant commis aucun crime, les candidats aux expulsions sont néanmoins traités comme des délinquants. Le fait qu’ils soient des étrangers les expose à un traitement discriminatoire.
En 2008, une enquête très révélatrice a été réalisée par les services migratoires. Elle a fait suite à la projection d’un reportage télévisé sur les conditions déplorables de séjour dans les établissements de rétention. Les pensionnaires sont souvent victimes d’injures racistes. Une surveillante a été entendue traiter les détenus d’animaux. À Colnbrook, où séjournent plus de 300 individus, les immigrés nord-africains ont été qualifiés par un garde d’ânes. Dans cet établissement, une mutinerie a suivi en 2006 la correction infligée à un Algérien. Il a été battu par des agents de surveillance après une prise de bec avec le responsable du réfectoire. La même année, un vent de révolte s’est soulevé dans la plupart des établissements de rétention — le Royaume-Uni en compte une dizaine. Les détenus ont déclenché des grèves de la faim pour dénoncer la durée de leur incarcération.