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Enquête

Nasser : Le terroriste repenti ou celui qui ravitaillait les groupes armés

Il n’a que 33 ans et pourtant un long parcours dans les rangs du GIA et ensuite du GSPC. Imberbe et avec ses lunettes d’intellectuel, il passerait aisément pour un professeur. Son bras droit, presque paralysé, est maintenu par un bandage : il s’agit des séquelles de son passé de “terroriste”. Justement, il récuse ce qualificatif car, selon lui, lorsqu’il était monté au maquis c’était pour une cause “juste”.
Il estime que son repentir ne veut aucunement dire qu’il a renoncé à ses convictions politiques. “Non, j’ai décidé de rentrer chez moi car j’avais constaté que seules des personnes innocentes mouraient durant ce conflit armé”, tient-il à préciser. Il ne regrette pas d’avoir quitté les bancs de l’université pour rejoindre les maquis de Tébessa en 1995 : il n’avait que 18 ans à l’époque. Pour justifier sa bonne foi, il affirme qu’il a fait partie du premier groupe de 150 terroristes qui s’étaient démarqués du GIA qui avait programmé d’assassiner les travailleurs de Sonatrach et les jeunes qui effectuaient leur Service national. “En ma qualité d’universitaire, je ne pouvais accepter des tueries gratuites, j’avais une idéologie, moi”, affirme-t-il. Il insistera sur l’aide qu’il trouvait dans la région puisque, affirmera-t-il : “Lors du congrès constitutif du GSPC qui s’était tenu durant deux mois dans les monts de Taghda, dans les Aurès, durant les deux mois d’août et septembre 1998, j’étais chargé du ravitaillement et de la logistique. Je peux vous affirmer que tout le ravitaillement et toute la logistique indispensable aux congressistes partaient d’ici, de Oued-Souf.” Il se rappelle aussi du jour où il a été capturé dans la ville d’El-Oued le 13 mai 1999. “J’étais dans un de nos refuges dans la ville. Très bien renseignées, les forces spéciales de l’ANP avaient lancé leur attaque à 20h30. Mon ami est mort sur le coup et moi j’ai été capturé car j’ai été touché de 7 balles à mon bras droit. J’ai été ensuite conduit à Alger où je suis demeuré en détention jusqu’au mois de janvier 2000. J’ai été libéré dans le cadre de la loi portant sur la concorde civile”, estime-t-il encore. Il affirme aussi être un des rares survivants parmi les gens d’El-Oued qu’il avait connus au maquis.

S. I.